Hervé Gourdel et la dignité des Algériens

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Alger a vite réagit à la prise d’otage du ressortissant français. Un déploiement impressionnant, une armée en alerte, des troupes sur le pied de guerre, des caméras thermiques et autres gadgets sophistiqués, 1500 soldats passent les montagnes de Djurdjura au peigne fin. Un branle-bas de combat qui dénote de la pression médiatique et diplomatique exercée sur le pouvoir algérien. Des réactions énergiques similaires  sont constatées quand des attentats sanglants sont perpétrés contre des militaires.

La même région est le théâtre d’une série d’enlèvements ciblant des hommes d’affaires ou de leurs parents. Les malfaiteurs exigent des rançons pour leur libération. Le déploiement militaire, quand il est décidé, n’a pas atteint l’ampleur de celui qu’on observe aujourd’hui. Dans les dizaines de cas d’enlèvement, la mission de recherche est déléguée à la gendarmerie et aux forces de polices dont les effectifs et le potentiel opérationnel n’est pas comparables à celui de l’armée, le niveau d’alerte la mobilisation étaient moindres. Idem pour l’effervescence des médias. Plusieurs otages algériens ont été tués. Les autorités n’ont pas réagit comme elle réagit dans le cas de monsieur Hervé et encore moins comme le fait la France entière pour son compatriote. Les bandits sévissent toujours, le pouvoir et le DRS vaquent à leurs occupations et l’insécurité dans la Kabylie et dans toute l’Algérie a encore de beaux jours devant elle.

Ce constat est à fois évident et accablant. Un otage étranger  a plus de valeur pour le pouvoir que n’importe quel quidam algérien. Dans le jargon populaire, on s’amuse à parler de «moins que rien», de «r’khass». Le pouvoir, dont l’état-major de l’ANP, en donne à la lumière de la tragédie de Gourdel, un parfait mobile.

Il y a un prix à payer. L’effet pervers de cette discrimination en est que les militaires, hauts gradés fussent-ils, en subiront les conséquences. Eux-mêmes sont ou deviendront des «moins que rien». Un jour ou un autre.

 

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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Un commentaire pour Hervé Gourdel et la dignité des Algériens

  1. aghilas-koseila dit :

    azul fellawen,
    dans toutes ces machinations c’est toujours le peuple.parai-il il ya eu des citoyens blessés par l’armée..comme vous le dites si ien pour justiier l’injustifiale…d’un coté on encourage la creation de ces nebuleuses apocalyptiques.d’un autre on derange les populations.sincerement ces diregeants et ses militaires nous agacent..!nos diregeants ne sont pas a la hauteur des attentes de notre population..dans cette affaire comme toujours il ya anguille sous roche…!
    -un jour la verité eclatera..!
    tanmirt ar timlillit.

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