Saad Bouakba : « J’accuse les Services de sécurité »

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Saad Bouakba1La colère de Saad Bouakba, le chroniqueur d’El Khabar, est montée d’un cran suite à la mort tragique d’Hervé Gourdel qui a placé derechef l’Algérie sous les feux des projecteurs et mis à nu les insuffisances dans le système sécuritaire national. Avec un art consommé de l’ironie et du sarcasme, il a publié un pamphlet virulent où il est tombé à bras raccourcis sur les services de sécurité tous corps confondus. Sans les nommer, il s’en est pris aux négligences et aux prévarications des responsables de ce secteur névralgique. « Sur le plan sécuritaire, l’Algérie va mal » avait-il intitulé sa chronique du 26 septembre. Le titre n’annonçait pas le déluge de feu et la rage qui allaient suivre.

D’emblée, il a mis en exergue l’incompétence des Services dans la lutte contre la violence dans les stades. Il s’interroge sur le sérieux et leur professionnalisme des services de sécurité. Il ne comprend pas pourquoi ils n’arrivent pas à main le grappin sur l’assassin du joueur camerounais Albert Ebossé, tué pourtant devant des centaines de témoins. A l’intérieur du stade. Au lieu de s’occuper sérieusement de leur mission de sécurité, d’améliorer leur efficacité et de colmater les brèches sécuritaires, les responsables des services de sécurité sont empêtrés dans des histoires de rapport de forces, de lutte pour le pouvoir et de clanisme, s’était-il insurgé, faisant allusion à Rab Edzayer et ses ambitions hégémoniques anticonstitutionnelles.

Bouakba a également tourné en dérision les diplomates, les journalistes et les pseudo-experts sécuritaires algériens qui ont joué à la vierge effarouchée et crié au complot quand, il y a quelques semaines, les Etats-Unis et les France ont conseillé leurs ressortissants à faire attention s’ils ont l’intention de se rendre en Algérie. L’affaire d’Hervé Gourdel a démontré à quel point ses Algériens sont loin de la réalité.

Monsieur Bouakba a attribué les échecs sécuritaires à l’absence totale de contrôle des différents Services de sécurité. Aucune institution étatique n’est capable de leur demander des comptes. Le parlement censé avoir un droit de regard sur le bilan et l’activité des corps de sécurité n’est que l’ombre de lui-même. L’auteur de la chronique « nouktat nidham » décochera un dard à leur endroit et précisera que les parlementaires ont d’autres préoccupations, plus esthétiques. Ils sont ouverts des salons de coiffure pour dame dans l’hémicycle…

http://www.elkhabar.com/ar/autres/noukta/425879.html

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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3 commentaires pour Saad Bouakba : « J’accuse les Services de sécurité »

  1. Inawid dit :

    Il a bien raison sauf que ce sont toutes les institutions qui sombrent corps et ame(s’ ils ont une ame) pas seulement la « securité ».

  2. aghilas-koseila dit :

    azul fellawen;
    les gens qui ont grandi dans l’ombre des patrons de la securité.ne peuvent en aucun critiquer si ils avaient un peu de morale….
    tanmirt ar timlillit.

  3. aghilas-koseila dit :

    azul fellawen,
    da chergui et les internautes ou amis (es) de ce site ,je vous souhaite bonne fete de l’aid.sahha aikoum, tamaghra tamagast. a la semaine procachaine. un peu de repos pendant ce laid.

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