Salima Tlemçani met son grain de sel dans la manifestation policière

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srgsrt36552sert69Elle n’a pas perdu de temps pour s’intéresser à la marche inédite des policiers. Salima Tlemçani, forte d’une longue expérience dans le journalisme sensible lié aux affaires de sécurité, de terrorisme et de l’armée, n’a pas résisté aux appas de l’exotisme politique et à la féerie de la parade de désobéissance d’une partie de la police dans Alger. Cette curiosité toute naturelle n’est rien devant l’exclamation de surprise qu’elle a dû pousser lorsqu’elle a vu le slogan subversif des policiers envers leur patron, le général Abdelghani Hamel. Son cœur battit la chamade…

Ne tenant plus, elle ouvre son carnet épais garni de téléphones rouges… Elle prépare ses questions et les contacte sans tarder. De leur côté, de hauts responsables de la police attendaient son appel et ne demandaient qu’à satisfaire ses attentes… Résultat, comme toujours, un article d’une apparence professionnelle au ton calme et neutre, mais dans les dessous dissimulés dans les non-dits, ne sont pas bon à sentir. Résumé.

Comme le hasard fait bien les choses, ses diverses sources anonymes, tous des hauts cadres de la police, s’accordent sur un point : Hamel mérite la fronde et devrait quitter son poste. À croire qu’ils ont tous une dent contre lui. Même si, incertains des conséquences graves d’une manifestation policière, il la rejettent et préviennent contre ses dangers. Une prudente réserve qui ne s’étend pas à leur patron. Dans le carnet Tlemçani, nulle trace d’un ami de Hamel ou d’un responsable qui lui témoigne du respect et lui reconnait quelques mérites. Salima Tlemçani ne fait pas dans la demi-mesure, chacun de ces officiers chevronnés y est allé de son grief.

Abus de pouvoir, répression, changement du personnel des Renseignements, restructuration abusive, mesures disciplinaires, etc., les fautes de hamel touchent tous les aspect de la vie de la Police. Les victimes de Hamel n’ont même pas le droit de se défendre. Le piston dans les promotions, les interventions arbitraires dans les plans de carrière seraient monnaie courante. On lui reproche d’avoir marginalisé des responsables qui se sont impliqués dans la guerre contre le terrorisme et de faire fouiller les cadres avant d’entrer dans son bureau ou avant chaque réunion… Tout y passe dans le réquisitoire. Tout, sauf les problèmes sociaux qui sont au centre des préoccupations des policiers. Il est pour le moins instiguant que la mémoire des «indics» n’ait pas retenu les multiples avantages que Hamel a fait introduire très rapidement après sa nomination en 2010. Des avantages qui étaient mal perçus par l’opinion publique. Les sources de Salima Tlemçani ne parlent pas non plus de la responsabilité morale et judiciaire que le DGSN endosse régulièrement en protégeant les policiers, il a toujours couvert leurs propres abus et leurs  crimes. Plusieurs assassinats de citoyens commis par la police ont vu leurs dossiers étouffés…

L’article de Salima Tlemçani est tout sauf impartial. Pour tout dire, il traîne le directeur de la Sûreté nationale dans la boue… Technique atypique, la journaliste d’El Watan, la coqueluche d’Omar Belhouchet, le flingue froidement, l’air de rien. On pensait que lorsqu’il ne s’agit pas d’islamisme ou de terrorisme, elle daignerait renouer avec l’équilibre et la neutralité. Que nenni.

Les articles de la journaliste d’El Watan sont un bon indice du conflit que se livrent à fleuret moucheté les tenanciers de l’État algérien. En l’occurrente, il est à craindre que « le chahut » des tenues bleues n’échappe à ses instigateurs. Le modus vivendi entre les clans est en passe de connaître ses derniers jours. Une partie joue avec le feu et entend déstabiliser l’autre en incitant la police à l’insubordination. L’article de Salima Tlemçani faisant foi…

Source El Watan : Des cadres évoquent les «erreurs» de gestion de Hamel

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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Un commentaire pour Salima Tlemçani met son grain de sel dans la manifestation policière

  1. Mounafeq dit :

    En reponse à ses detracteurs et suite à la mutinerie de ses propres troupes le DGSN s’est fendu d’une tirade ou il nous apprend qu’il a multiplié les effectifs de la police par 3. En effet le nombre de policiers passe
    de 100 000 à 300 000; Pour autant les problémes securitaires n’ont pas diminué loin s’en faut ; On peut meme dire qu’ils ont augmenté dans les memes proportions que les effectifs du General H;

    Conclusion , Le DGSN ne vaut ni mieux ni moins que les souffleurs et ou sponsors de la Salima T;

    En attendant l’insecurité est maitresse des lieux ; Ce chef d’oeuvre glané dans la presse de ce jour pour rappeler à tous dans quelle galère nous sommes embarqués!

    Cible d’agressions armées récurrentes de la part de voyous de la cité
    Le lycée de Dergana fermé depuis 10 jours.

    Par : Rubrique Radar
    On a du mal à le croire : un lycée, celui de Dergana, à l’est d’Alger,… la suite dans
    http://www.liberte-algerie.com/radar/le-lycee-de-dergana-ferme-depuis-10-jours-cible-d-agressions-armees-recurrentes-de-la-part-de-voyous-de-la-cite-230540

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