Financial Times : Les affaires rentables s’évaporent dans l’opacité du système

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sertywerty54« What’s wrong in Algiers », c’est le titre d’un long article du Financial Times sur la situation énergétique et politique de l,Algérie. Selon le magazine britannique, les investisseurs potentiels boudent l’Algérie malgré les offres alléchantes et les facilités fiscales qu’elle leur accorde. Le responsable principal de cette frilosité n’est autre que le mode de gouvernance atypique qui prévaut en Algérie. Le constat est en ne peut plus clair : sur 31 concessions de pétrole et de gaz naturel offertes aux soumissions internationales, seule 4 ont été prises.

L’Algérie, poursuit le magazine, abrite la deuxième plus grande réserve africaine en gaz naturel et la quatrième en pétrole. Elle n’est pas seulement le plus vaste pays de l’Afrique, mais elle l’est aussi dans le bassin méditerranéen. Elle dispose aussi d’une compagnie énergétique (Sonathrach) la plus importante du continent. Malgré ces atouts, l’Algérie peine à attirer des investisseurs. Elle en est à sa quatrième tentative de séduire les grandes compagnies pétrolières depuis six ans. Sans succès. Aussi, les responsables algériens de l’énergie ne cachent-ils plus leur consternation. Pour quelles raisons les grandes compagnies, tels les BP, Anadarko, CEPSA de l’Espagne, ou le français Total ne se manifestent-elles pas ?

Après une série d’hypothèses mettant en cause les problèmes de sécurité, la bureaucratie, la maladie du président, ou même l’absence d’un dauphin consensuel, Tom Stevenson, l’auteur de l’article publié le 21 octobre, en arrive à opter pour une qui lui paraît la plus probante : la nature opaque du régime rebute les meilleures volontés.  Faisant appel à deux connaisseurs de l’Algérie : un diplomate français gardant l’anonymat et Riccardo Fabiani, un spécialiste de la zone MENA, Stevenson a examiné tous les facteurs disponibles. Toutes les compagnies ont fini par se lasser de l’imbroglio du système algérien où tout doit se passer dans l’ombre, croit Stevenson.

L’article de Financial Times noircit le tableau et rappelle que de sombres perspectives économiques attendent l’Algérie. Même, les investissements considérables que l’État pourra consentir en cas de difficulté ne pourront amortir le choc qui se prépare. Pour lui cette perspective réaliste n’aurait pu être énoncée si une élite vieillissante coûteuse, tapie dans les méandres du pouvoir, n’avait pas imposé un système politique inextricable.

http://blogs.ft.com/beyond-brics/2014/10/21/whats-wrong-in-algiers/

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A propos El Erg Echergui

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Un commentaire pour Financial Times : Les affaires rentables s’évaporent dans l’opacité du système

  1. Bonny dit :

    C’est le pays dont la jeunesse s’embarque sur des esquifs de fortunes pour aller vendre du « Marlboro Bled  » en Europe !Pour info 6000 algériens sont détenus dans les prisons des Balkans et en Grèce sans que cette diplomatie de pacotille fasse un geste !Sans parler des algériens détenus en Irak et ailleurs !
    Ce régime terroriste des généraux a détruit tout un peuple et pas seulement l’Algérie !

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