Tunisie : l’extrêmisme change de camp

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Beji Caid EssebsiRien à faire. Qu’ils soient religieux ou laïcs, la radicalisation, la haine violente et l’extrémisme ont toujours droit au chapitre dans les pays du Maghreb. Il n’y a pas moyen que ses élites fassent leur mue vers la civilisation et le patriotisme qui n’exclue personne.

En Algérie, la décennie rouge, une histoire de haine entre Algériens islamistes et laïcs,  a produit un profond traumatisme qui a bloqué le pays pour longtemps et l’a livré pieds et poingsnliés à des prédateurs sans foi ni loi. Il n’y a aucun indice que le peuple en sera délivré un jour proche. La corruption règne en maître absolu et tient lieu de dynamique politique jusqu’à la dernière goutte du pétrole et la dernière bonbonne de gaz. Le reste, du blablabla.

En Tunisie, le jeu démocratique laissait croire à une élite moins barbare que sa consœur algérienne. Rien n’est plus faux. La veille du scrutin, le number one du Nidaa Tounès, le vieux, l’auguste Béji Caïd Essebssi, le vent occidental en poupe, déclare sans ambages, le Nidaa et Ennahda sont deux lignes parallèles, ils ne se rencontrent jamais. Au lieu de se féliciter de la modération d’un grand parti islamiste de son pays, il souffle sur les braises poussant ainsi un peu plus son aversion et sa haine vers les extrêmes qui attisent les haines chez la base. On verra bientôt que la ligne Nida rencontrera la ligne du sionisme, celle de la France et les intérêts étrangers, mais la ligne de ses concitoyens, pas question. Essebssi matérialise un mal profon : la propension atavique à sublimer la haine mère de la violence. C’est écrit dans les génomes de l’élite maghrébine.

À propos de génétique, un autre parti laïc verse dans la surenchère de la haine. Un candidat aux dernières législatives du Parti de Tunis, quant à lui, a simplement proposé, l’extermination biologique des membres d’un autre parti, celui du président Marzouki. Mohamed Rehamnia est la réincarnation parfaite de Smaïn Lamari, Mohamed Mediène, Mohamed Lamari, Djamel Zitouni et consorts. Sans le pouvoir.

C’est à devenir fou dans ce monde de barbares. Le terrorisme, islamique, militaire ou laïc, ne finira pas d’endeuiller cette région du monde.

http://www.lerpesse.com/apres-la-defaite-du-cpr-la-sterilisation-de-ses-militants-divise-lopinion/

http://www.assabahnews.tn/article

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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