Soraya Bouamama : «J’ai lu l’annonce de l’arrêt des élections. Point à la ligne !»

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Soraya Bouamama n’est pas allée par quatre chemins. Elle a coupé court à la question tant attendue au sujet de l’annonce honteuse de l’arrêt du processus électoral de janvier 1992 que les généraux putschistes lui ont imposé de lire. Après une vaine tentative de justification,  trop confus pour tenir la route, elle lâche : « J’ai lu l’annonce, point à la ligne ».

Ainsi, pour la première fois une journaliste de l’ENTV, khobsiste devant l’Éternel, démontre à quel genre de « relais médiatique » les Algériens avaient à faire. Mis devant les faits, ils se font tout petits. Des journalistes aux tendances politiques à la carte, selon les conjonctures, sans foi ni loi, sans conscience ni principes. Bouamama n’assume pas son acte et ne veut pas entrer dans les détails. Trop compliqués pour elle d’expliquer pourquoi elle a cédé à l’injonction des militaires et d’entériner en connaissance de cause le viol de la souveraineté populaire.

Sur le plateau d’Echourouk, devant l’animateur Kada Ben Amar qui, sachant sa sensibilité, ne lui a pas expressément posé la question l’embarras, Bouamama s’est perdue en conjectures. Elle ne put sortir de l’embarras qu’en usant d’une formule elliptique passe-partout qui ne veut rien dire. Elle n’était pas seulement à court d’arguments, elle n’avait rien dans la tête pour expliquer l’inexplicable. Pourtant, l’ex-star de l’ENTV a écrit tout un livre et étaient supposée avoir longuement réfléchi à la question. Comme Salima Tlemçani, ni Boudiaf, ni Merbah, ni Hachani, ni qui que ce soit des victimes de la décennie rouge, n’étaient ses parents propres pour regretter son acte ou pointer les généraux. Hacha ! Non, mais quelle comparaison ! La journaliste Tlemçani assume pleinement son choix et son camp et continue ahia  l’assumer. Soraya Bouamama comme Zahia Benarous, comme la plupart des journalistes arabophones s’illustrent par wallou dans la tête et wallou dans le cœur. Ils ont été vidés en 1992. Seul leur corps a pris du poids depuis les évènements tragiques… Signe d’un confort manifeste.

A-t-elle pris cause et fait avec les putschistes ? Si oui, elle n’est pas assez courageuse pour le montrer. Elle préfère raconter les « traumatismes » qu’elle a vécus. La pauvre.

http://youtu.be/uB1agwebg5Q

 

* «Mesdames et messieurs, bienvenus dans l’enfer du coup d’état ! »

 

 

A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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Un commentaire pour Soraya Bouamama : «J’ai lu l’annonce de l’arrêt des élections. Point à la ligne !»

  1. idhourar dit :

    un rat ne sait pas qu’ il est un rat , tout comme cette repugnante entité, ils sont des milliers voire des millions dans notre pays a se vendre au plus fort aux maitres du moment .Si hier le FIS avait pris le pouvoir, les memes pourris se seraient accoutrés du kamis et de djelbab et se seraient prosternés a leur pied. Ce pays ne se hissera jamais au rang des nations civilisés car la vermine et sa progeniture s’ y est repandue et multiplier partout dans le pays. La cupidité , la betise, la lacheté , et la stupidité ont été eleves au rang de valeurs par ces charognards.

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