Tibhirine, l’expertise des prélèvements et Val-de-Grâce

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ertyue5uye5eu84+64u6Le sous-titre reflète bien l’esprit de la polémique qui enfle entre les deux parties. Le juge français Marc Trévidic, chargé du dossier des moines de Tibhirine, s’est dit insatisfait de l’attitude des autorités algériennes qui l’ont empêché de rapatrier en France les échantillons des crânes pour leur garantir une expertise de qualité.

On peut aisément constater que la déclaration, est pour le moins courtoise et diplomatique. Quelqu’un d’autre ne s’embarrassant pas d’étriller le pouvoir algérien aurait accompagné la frustration du juge avec quelques mots bien épicés. Par exemple, comment le juge peut-il faire confiance aux laboratoires médicales algériens si les autorités algériennes elles-mêmes ne leur font pas confiance quand il s’agit de leur propre santé ? Tous le monde sait que le secteur de la santé agonise. Pour une garantie maximale à un diagnostique, analyse ou traitement, l’Algérie n’est malheureusement pas l’endroit idéal. S’y soigner c’est jouer à la roulette russe. Aussi les plus hauts responsables algériens font-ils peu de cas des compétences des médecins et des techniciens algériens. Du diagnostic jusqu’à la convalescence en passant par le traitement, tous se soignent à l’étranger…

Cette attitude mille fois avérée, et val-de-Grâce en est devenu le symbole dans l’imaginaire algérien,  donne raison au juge Trévédic et aux familles des moines.

 http://youtu.be/zXW9Q1xqc1A

 

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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