Hamdi Qandil, le célèbre politologue égyptien, humilié par un journaliste algérien

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sdgertwer6984tIls pensent que la couverture des régimes autoritaires leur donne de la force et leur assure une respectabilité. Grave erreur. Les suppôts des criminels n’échappent pas au glaive du jugement populaire. L’histoire ne leur pardonnera pas d’avoir emprunter le chemin de la sauvagerie et d’avoir marché sur les corps de milliers d’innocents pour faire triompher leurs idées.

Lors d’une conférence en son honneur, en marge du salon du livre Sila, Hamdi Qandil, le célèbre observateur égyptien a été pétrifié par l’intervention d’Abdelwakil Bellam, journaliste algérien. Prenant la parole devant une assistance incrédule, monsieur Bellam, sur un ton calme, mais ferme, a fustigé Qandil et lui a rappelé la lâcheté de son silence sur les atrocités commises en Égypte. Il souligna sa complicité morale avec la tyrannie la junte militaire qui a mis l’Égypte à feu et à sang pour s’emparer du pouvoir et mettre des centaines de milliers d’Égyptiens dans les geôles. L’invité d’honneur de la conférence était pétrifié. Il n’a pas ouvert le clapet.

Pour rappel, Hamdi Qandil était une personnalité très estimée avant le coup d’État. Durant la dernière décennie de plomb de Moubarek, il avait brillé avec talent et courage dans la lutte contre le régime oppressif. Il épousait alors toutes les causes du peuple égyptien. Jusqu’au tournant de coup d’État fatidique enlevant les masques de tous les visages hypocrites et couardes.

Le parcours de monsieur Quandil est déroutant. Il incarne un grand syndrome qui ne finit pas de toucher les intellectuels arabes et ébranle les peuples arabes dans les moments les plus sensibles de leur histoire. Folie, humanité, volte-face et trahisons brutales à tous les idéaux qu’étaient les leurs s’évaporent quand les militaires débarquent dans la vie publique. Comme l’a si bien clamé le journaliste Bellam, Qandil et les autres de son espèce qui ont préféré la dictature à un mouvement politique adverse sont intellectuellement éteints. Ce sont des épaves rouillées au fond de la mer, au mieux des insectes dangereux à leurs pays.

http://youtu.be/SzihXdO2nA8

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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Un commentaire pour Hamdi Qandil, le célèbre politologue égyptien, humilié par un journaliste algérien

  1. idhourar dit :

    science sans conscience n’est que ruine de l’ ame. La science ne suffit pas, elle ne dupe personne quand elle se présente comme l’autorité intellectuelle et morale déterminante, alors qu’elle est incompétente en matière de morale !“Le cerveau de l’imbécile n’est pas un cerveau vide, c’est un cerveau encombré où les idées fermentent au lieu de s’assimiler, comme les résidus alimentaires dans un colon envahi par les toxines.”
    ―Georges Bernanos

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