Ali Haddad : «Je suis riche et proche du pouvoir. Le reste, dezzou maahoum»

Les généraux Bentalha avaient leur Khalifa, Bouteflika et cie ont leur Haddad…

alillakuhfaLui au moins a du courage. La nouvelle étoile montante du business ne ment pas et crache la stricte vérité. Il méprise les Algériens, mais il est honnête avec eux. Il reconnaît avoir des liens très solides et avec Saïd Bouteflika et avec Marmita et sans oublier des généraux puissants et plus encore. Le golden-boy des BTP avoue tout cela sans façon ni affectation. Il n’est pas comme un certain Rabrab qui nia avoir eu des appuis dans le pouvoir.

«Et les critiques qui risquent d’enflammer la place publique, monsieur Haddad? «La politique et l’argent ne font pas bon ménage, les réunir, c’est malsain, mal vu, l’un corrompt l’autre » fait remarqué allusivement un journaliste de TSA, interloqué par la franchise de l’homme d’affaires. «Je me moque des critiques», avait-il rétorqué. Pour lui, on s’en doute, l’essentiel est qu’il est devenu une «grande carrure» (charika guadra dans le jargon de la populace). Il a pour amis des gens qui font et défont les lois, les juges et les journaux.
Ah l’arrogance et la cupidité! Elles ne retiendront décidément  aucune leçon. Les généraux Bentalha avaient leur Khalifa, Bouteflika et cie ont leur Haddad. La similitude est frappante entre les deux : l’ostentation et le manque
de pudeur vis-à-vis du peuple. Seul Rabrab a su tirer son épingle du jeu. Sa réussite fulgurante n’est pas étrangère à sa modestie.
La fortune de Haddad repose sur deux piliers bancals. Deux septuagénaires (Bouteflika et Salah Gaïd) au pouvoir bien limité dans le temps. Que deviendra-t-il demain, lui le ploutocrate flamboyant de jeunesse, si le prochain président ne fait pas partie du clan ou si le scénario de la succession planifiée fait flop? À moins qu’il profite de la récente loi sur le transfert des capitaux qui lui permet de sauver dare-dare sa fortune vers l’étranger sous des prétextes préapprouvés par une Banque centrale généreuse et accommodante, il ira peut-être tenir compagnie à Khalifa.

 http://www.algerie-focus.com/blog/2014/11/ali-haddad-a-tsa-je-suis-proche-des-responsables-militaires-et-civils/

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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2 commentaires pour Ali Haddad : «Je suis riche et proche du pouvoir. Le reste, dezzou maahoum»

  1. idhourar dit :

    Qu’ il sache lui et les charognards de son espece qu’ au dela de son pognon nauseabond fait de triches et de coup bas, il n’inspire que le degout et le mepris, un rat ne sait pas qu’ il est un rat. « A quoi sert l’argent si l’on doit mourir ? Il est bien rare que l’argent puisse sauver quelqu’un de la mort. »
    de
    Paulo Coelho
    L’Alchimiste
     » Quel cynisme de vendre son âme(au diable), et de sacrifier autrui pour obtenir une fausse gloire ou quelque sale argent ».
    de
    Yu Dafu
    Fleurs d’Osmanthe tardives

  2. Mounafeq dit :

    … « .
    La fortune de Haddad repose sur deux piliers bancals. Deux sexagénaires (Bouteflika et Salah Gaïd) au pouvoir bien limité dans le temps. Que deviendra-t-il demain, lui le ploutocrate
    flamboyant de jeunesse, si le prochain président ne fait pas partie du clan ou que le scénario de la succession planifiée fait flop? »
    Justement lui , s’appuie sur Said qui est aussi jeune que lui ; Leurs destins sont liés et leurs tetes sont dans une meme chachia ! Ce duo d’enfer va défendre chèrement sa peau ;
    Je prends le pari qu’ils vont se battre dos au mur et advienne que pourra

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