Les dégâts du système algérien sur la vie familiale

La relation père-enfant, victime de la précarité sociale

Par Idhourar

persertsNous sommes des millions à subir ou avoir subi des dégâts psychologiques provoqués par la carence affective. Rares sont les parents qui peuvent affirmer qu’ils ont embrassé leurs enfants plus d‘une fois dans leur vie. Rares aussi sont ceux qui plaisantent ou s’amusent avec leurs enfants régulièrement. Rares aussi sont les parents qui se réunissent autour d’une table avec leurs enfants pour discuter et manger ensemble. Rares sont les parents qui sortent en promenade avec leurs enfants.

Qui sont les parents qui peuvent affirmer qu’ils traduisent leur affection par des faits concrets ou par des gestes, on s’aperçoit après toute une vie que nous n’avons pas été capables pour des raisons multiples liées a notre système pourri, de traduire tout l’amour qu’ils se devaient de recevoir de notre part. Les contraintes et les aléas que nous impose le pouvoir ont un impact destructeur sur toute notre existence et nos vies. Bien sûr je ne parle pas ici des gens riches ou aisés, je parle de la majorité de la population qui a déjà éprouvé les pires difficultés à survivre et qui a d’autres chats à fouetter.
Ce billet est un commentaire  parvenu après la publication du billet sur «La carence affective».

 

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2 commentaires pour Les dégâts du système algérien sur la vie familiale

  1. Questionnement dit :

    Malheureusement… Hélas, hélas.

  2. anonymous dit :

    Je n’ai pas vu les post sur la carence affective, mais je peux dire que bien au contraire, ce sont les gens riches qui courent plusieurs lievres à la fois et ont de multiples chats à fouetter, qui ont rarement le temps de voir leur progéniture, et pour laquelle ils déclarent être engagés à assurer l’avenir, en oubliant que leurs enfants ont un présent. D’ailleurs leurs maisons sont tellement grandes que rares sont les chances de s’y rencontrer. Par contre et dans les petites chaumières l’Amour est bien là : dans la « chaine » pour la salle de bains, dans qui a avalé la dernière miette de pain, sans penser à ceux qui n’avaient pas encore diné, ou dans qui a volé la dernière paire de chaussettes propre accroché au sèche-linge. Cette promiscuité, et malgré les apparences, crée des liens très solides, si les parents savent la gérer, et ne contribuent pas à attiser par exemple des jalousies (naturelles et normales) entre frères et soeurs. C’est ça l’amour familial que les riches ne connaissent parfois pas (je ne généralise pas). Certains – on les voit- croient qu’en donnant de l’argent sans compter à leurs enfants (qui passent leurs journées à l’école) comblent ces absences et ces manques. La vie familiale, l’amour parental n’est pas une science exacte, mais il est évident que ça ne se compte pas en argent. Nos parents qui avaient subi les affres de la colonisation et de la guerre, n’ont pas su (je ne généralise pas non plus) exprimer leur amour pour leurs enfants, cela ne veut pas dire qu’il n’en avaient pas. Comme on dit : « trabyet bekri ». Mais aujourd’hui, c’est en train de changer, et croyez-moi, parfois pas toujours dans le bon sens. La notion d’enfant-roi n’est pas bonne non plus. Il faut éviter de passer d’un extreme à un autre.

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