Le grand général Bentalha, Saïd Bey est toujours à Oran

Saïd Bey - Gaïd SalahAinsi, l’information de sa mutation annoncée par certains médias aux alentours du mois de novembre 2013 était fausse. Lors de la visite effectuée, fin octobre, à Oran par le chef d’état-major Gaïd Salah, visite motivée  dit-on par l’inspection des troupes et l’inauguration d’une infrastructure militaire, la télévision nationale a mentionné le nom et la qualité  du général en question : il est bel et bien le chef de la 2e région militaire. Il  accompagna le général de corps d’armée tout au long de la visite et assista à la conférence tenue avec les cadres de l’armée.

Sur la photo ci-dessus, on voit Saïd Bey assis à gauche du vice-ministre de la Défense. Pour les profanes peu habitués à l’identité des hauts gradés militaires, cette image, une capture d’écran de la vidéo diffusée par le journal d’information, leur permet de voir son visage et voir à quoi ressemble un grand général Bentalha.

Rien de particulier à première vue ne distingue sa tronche. Seulement voilà, les yeux d’une victime d’un crime contre l’humanité ont une autre perception : la face du bourreau reste gravée dans sa mémoire. Même si la justice refuse de se pencher sur ses crimes et par ce fait tente d’enterrer tous les crimes de la sale guerre sans les juger, il est  impossible d’effacer de la tête d’une victime le visage d’un assassin, d’un commanditaire ou de celui qui s’est compromis  avec eux. Une victime est comme une flamme éternelle, elle ne trouvera pas la paix et restera à l’affût, surveille les faits et gestes des bourreaux. Rien ne peut brouiller l’image d’un monstre cruel, aucun apparat, aucune distinction ni aucune prouesse d’intérêt public accomplie par le coupable n’aura la force d’émousser la douleur de la victime. Comme une loi de la nature, la vivacité des souvenirs pénibles reste un lien insécable entre elle et les généraux assassins.

Par ailleurs, l’apparence physique donne une autre indication sur le général-major Saïd Bey. Il ne semble pas avoir souffert de remords si tant est qu’il en a eu depuis sa défection du massacre de Bentalha en 1997: sa panse a pris du volume. Un mauvais signe pour les habitants d’Oran et sa région. Cette disgrâce physique aggrave son inertie et sa frilosité nocturne. Pour se remuer en cas d’urgence terroriste,  l’ex-chef de la 1re RM aura besoin bien plus que des appels de détresse des pauvres habitants des quartiers isolés… Si aujourd’hui le terrorisme frappe des quartiers populaires d’Oran, le général pusillanime ne remuera pas un cil. La nuit tombante, monsieur Bey est du genre à fermer à double tour ses casernes… Le tristement célèbre drame de Bentalha en témoignera à jamais. Prétexte : il craint que ses troupes ne tombent dans des traquenards et ne soient décimées en chemin vers les lieux des tueries. En cas de danger, monsieur ne pointera son nez dehors que lorsque le Soleil pointera le sien à l’horizon…

Du reste, toute l’Algérie a tout à craindre de l’indigne général. Il est toujours en lice pour une «grande nomination». Un jour, il gagnera peut-être la timbale en remplaçant Gaïd Salah. Ce sont les «pressentiments de certaines sources autorisées» qui ont rapportée la fausse information. Qu’Allah ait pitié de l’Algérie.

A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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Un commentaire pour Le grand général Bentalha, Saïd Bey est toujours à Oran

  1. eliamine dit :

    voilà encore une autre désinformation, Bentalha c’est en 1997 et non en 1994.

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