Le DRS coupable d’intelligence et de torture pour le compte de la CIA

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Les cœurs sont restés blindés ; Jour de silence à Tanger, Tahar Ben Jelloun
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L’armée, l’éternelle compromission avec sa sécurité militaire

Toufik MédièneFruit d’un travail minutieux et de haute moralité, le rapport de la commission d’enquête du Sénat américain sur « le programme de détention et d’interrogatoire de la CIA » est formel, l’Algérie figure dans la longue liste des pays impliqués dans les actes de torture commandités par l’agence américaine de renseignement entre 2002 et 2006. La basse besogne assignée au général Mediène en sa qualité de rab-Edzayer et de bourreau impitoyable de la décennie rouge visait à tirer les vers d’un contingent d’islamistes algériens arrêtés au lendemain de l’occupation de l’Afghanistan et suspectés d’appartenir à l’organisation terroriste d’Al-Qaïda. La CIA qui le tient et tient tous ses faucons par la gorge ne pouvait mieux trouver ; celui qui est capable de liquider, d’étrangler, d’immoler, de superviser des massacres… peut torturer les doigts dans le nez. Le plus haut gradé de l’ANP, passible du tribunal pénal international, ne pouvait décliner la sollicitation américaine en prise avec le terrorisme international.

Nul besoin d’être un clerc pour imaginer le scénario qui a dû avoir lieu depuis « la demande » intimée par la CIA à rab-Edzaer, jusqu’à la restitution de la « marchandise » aux mains des Américains. Le chef du DRS a rempli comme un vulgaire tâcheron sa part du programme de torture tracé à Washington. Ses victimes acheminées dans des vols secrets et remis à ses « petits oignons » pour « complément d’enquête » ont été interrogées sous la torture dans un ou plusieurs sites clandestins à la périphérie de la capitale, signale le rapport. Le service commandé fut exécuté hors de tout cadre légal et la République dormait et se réveillait aux cris abominables et inaudibles. Les institutions « souveraines » de l’État, croupion dans la réalité, sourdes de naissance, n’ont été ni consultées ni informées. Pis, quand le bruit de tortures, d’exactions, de violations attribuées aux services secrets s’élève et emplit le ciel, les Institutions souveraines ne grognent pas, elles claquent les dents et se font toutes… toutes petites.

Dans toute l’histoire des services secrets algériens, jamais un haut responsable n’a commis le crime de s’avilir dans le mercenariat et de s’inféoder à d’autres services de renseignements. Le dieu de l’Algérie, puissant, intouchable, indéboulonnable, l’a fait. Il est assez omniscient pour ignorer que les Américains, contrairement à lui, ne penseront jamais à torturer un homme de leur race même s’il est accusé de haute trahison.

Le dieu de l’Algérie est une copie plus sombre que tous les grands criminels coloniaux qu’a connus l’Algérie de Thomas-Robert Bugeaud à Paul Aussaresses dont la France est si peu fière. Le dieu de l’Algérie peut mobiliser son armada de relais médiatiques, de courtisans politiques et ses grands complices au sein du pouvoir, et leur enjoint la mission de démentir la grave accusation, il peut dresser des murailles de mensonges et une débauche des moyens de désinformation, en dépit de ses artifices, il lui est impossible d’occulter son implication directe dans la torture d’Algériens pour le compte de la CIA. Sa responsabilité dans cette affaire, reconnue de facto et de jure, laissera des séquelles indélébiles dans l’histoire de l’ANP.

Un jour, quand la démocratie effective s’établira, le nom de Mohamed Mediène répugnera la République entière ; l’armée algérienne, traînant déjà de nombreuses casseroles, inventera des lambeaux d’histoire factices pour faire croire qu’il fut un parasite, un agent simple ou double chargé de déstabiliser, de détourner de l’histoire, de forcer la main aux généraux dans les crimes et au total, but ultime, ternir l’image de l’armée pour faciliter la destruction de l’Algérie. Elle en fera un mal absolu, un épouvantail public, honni et banni dans l’esprit des futures générations. En démocratie, ce sera l’unique moyen de redorer l’indigne palmarès de l’armée.

http://www.huffpostmaghreb.com/2014/12/09/cia-torture-algerie_n_6295176.html 

DRS CIA tortures

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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2 commentaires pour Le DRS coupable d’intelligence et de torture pour le compte de la CIA

  1. supplicié dit :

    Les abominables monstruosités commises en algerie par les miitaires sur leur propres concitoyens ont franchis, de bien loin, les limites de l’ horreur, de bestialité, de cruauté demoniaque , par rapport a ceux commis par les USA sur les musulmans.Si l’ on compare les 2 situations les USA ont l ‘air d ‘etre des enfants de choeur par rapport à nos sanguinaires » sauveurs de la republique »

  2. eliamine dit :

    Dans cette liste il ya même le Danemark, la Suede, l’Autriche et la Finland. Donc partir de cette liste pour arrivé à une conclusion aussi final manque totalement de crédibilité.

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