Le 27 décembre, un grand jour pour les Services secrets algériens

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les grands de l'AlgérieLe 27 décembre 1957 un jour mémorable dans l’histoire de l’ANP… Ses services secrets, «sa colonne vertébrale», ont tué un grand patriote. L’armée n’a pas présenté ses excuses au peuple et à la famille d’Abbane, n’a pas condamné le crime laissant la souillure et le mal s’infiltrer dans son corps. Depuis, l’Algérie paye cher, très cher, son silence lâche. La mort d’Abbane a préparé les dérives de la décennie rouge. Elle sera la cause des tragédies futures.

Crimes et terreur pour garantir la sécurité du pays, autrement du clan au pouvoir

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3 commentaires pour Le 27 décembre, un grand jour pour les Services secrets algériens

  1. nounou dit :

    cerveau ah bon! c’est lui qui a declenché la revolution ? au contraire il a été liberé par la france en 55 alors qu’elle pourchassé les vrais declencheurs de la revolution dont le mot de pass entre eux le 1 er novembre etait « khaled » et « okba », lui c’est celui qui a infiltré les laiques ,traitreset autre batards bref c’est lui le premier responsable de nos malheurs actuels

    • Amar Bouzouar dit :

      «C’est lui le premier responsable de nos malheurs actuels»

      Du respect monsieur pour ce grand Homme que fut Abane Ramdane. Il faut changer cette culture de la haine. Il y a eu des divergences entre les chefs de la révolution mais ce n’est pas une raison pour étrangler un homme sans jugement, même en temps de guerre.

      « Le FLN n’appartient à personne, mais au peuple algérien qui se bat. L’équipe qui a déclenché la révolution n’a acquis sur celle-ci aucun droit de propriété. Si la révolution n’est pas l’œuvre de tous, elle avortera inévitablement », déclare Abane Ramdane à Ferhat Abbas afin qu’il rejoigne le FLN.»

      « A l’aérodrome, raconte donc Krim, Boussouf nous accueillit avec quelques-uns de ses hommes et, tout aussitôt, me prit par le bras pour m’entraîner à part un bref instant. A brûle-pourpoint, » il me dit : Il n’y a pas de prison assez sûre pour garder Abane. J’ai décidé sa liquidation physique. » Indigné, je refusai, répliquant que ce serait un crime auquel je ne m’associerais jamais. Puis, sur l’aérodrome même, j’informai Mahmoud Cherif qui, bouleversé, eut la même réaction que moi.
      Boussouf, selon Krim, était terriblement surexcité. Il avait les yeux hagards et ses mains tremblaient :
      – Nous ne pouvons plus parler ici, dit-il, nous reprendront cette discussion plus tard.
      Tous s’engouffrèrent dans les voitures qui les attendaient. Celles-ci roulèrent assez longuement, avant de pénétrer dans la cour d’une ferme isolée, Abane, Boussouf, Krim, Mahmoud Cherif et leurs compagnons descendirent, pénétrèrent dans le bâtiment.
      Arrivés dans la première pièce, un groupe d’hommes les attendait. Sitôt Abane entré, ils se jettent sur lui à six ou sept et le ceinturent. L’un d’eux lui presse de son poignet la pomme d’Adam, dans une prise souvent baptisée » coup dur « . Ils l’entraînent dans une seconde pièce dont la porte est aussitôt refermée.
      – Voyant cela, assure Krim; j’eus un mouvement pour aller au secours d’Abane. Mais Mahmoud Cherif m’arrêta et me prit par le bras en disant à voix basse » Si tu bouges, nous y passerons tous « . Krim n’avait pas d’arme. Mahmoud Cherif non plus. Mais celui-ci mit la main dans la poche de son veston, pour donner le change aux autres hommes de Boussouf présents dans la pièce.

      De la pièce voisine montaient les râles d’Abane, qu’on étranglait. Puis le silence se fit. Boussouf revint brusquement et, raconte toujours Krim, » il avait à ce moment-là la tête d’un monstre « . Il se mit à proférer des injures et des menaces indirectes contre tous ceux qui voudraient agir un jour comme l’avait fait Abane. Il allait et venait d’un pas rapide, saccadé, et Krim eut la certitude qu’il se demandait s’il n’allait pas les liquider eux aussi sur-le-champ.» «Source: Vérités sur la Révolution Algérienne » Editions ANEP. Pages 157-162

      «Ayant obtenu son baccalauréat en 1942 au Collège colonial de Blida (l’actuel lycée
      Ibnou Rochd), Abbane trouva un emploi à Chelghoum El-Id (ex Châteaudun-du-Rhumel) comme secrétaire de commune mixte. Il le sacrifiera aussitôt pour s’engager résolument dans le PPA, le seul parti à revendiquer l’indépendance. En 1950, chef de la wilaya d’Oran et membre du Comité central du PPA-MTLD, il est arrêté pendant la
      grande répression de l’OS, branche armée de ce dernier (le rôle du chef de wilaya était de situer dans l’organisation politique les éléments aptes à la lutte armée et de les verser à l’OS). Il est transféré d’une prison à l’autre, en Algérie et en France, et libéré après 5 ans de détention, en janvier 1955, souffrant d’un ulcère à l’estomac consécutif à ses nombreuses grèves de la faim.»

    • Amar Bouzouar dit :

      «Bien que francophone de formation, il a toujours soutenu et défendu le principe de l’identité algérienne rattachée à la culture arabo-islamique telle qu’elle avait
      été définie dans le PPA-MTLD son école de militantisme, en opposition à la théorie colonialiste de «l’Algérie française» ou celle de «l’Algérie, nation en formation». Bien que non pratiquant, il a toujours observé le plus grand respect envers ses compagnons d’armes quant à leur foi et leur piété musulmanes. Ce qui lui importait avant
      tout, c’était l’unité de tous les Algériens sans distinction qui, seule, pouvait libérer l’Algérie de la domination coloniale. Si la victoire de l’indépendance a été possible, c’est en grande partie grâce à cette unité du peuple qui a opposé un front uni à l’adversaire.»
      Source: Benyoucef Ben Khedda Président du gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) (La tribune/ Mercredi 18 Août 1999)

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