Daech à nos portes !

Daech à nos portes pDes groupes terroristes de Daech auraient paradé dans la ville Libyenne de Syrte. Une photo relayée dans les réseaux sociaux montre un long cortège de véhicules 4×4 paramilitaires brandissant le drapeau de Daech, en train de sillonner un grand boulevard de ce qui est annoncé comme la ville natale de l’ancien dictateur libyen, Mouammar Kadhafi.

Si cet évènement terrible se confirme, cela signifie que Daech s’est solidement implantée en Libye, la rancœur a jeté les islamistes locaux dans les bras du monstre. Il est à craindre que l’Algérie ne soit contrainte de s’impliquer dans une guerre régionale dont elle ne s’en tirera pas sans de graves conséquences. De par sa politique désastreuse depuis le début de conflit libyen où elle a refusé de tendre le bras à la révolution libyenne, inéluctable et humaine, le tandem Bouteflika-DRS s’en trouve dans de beaux draps. Il a laissé la crise libyenne s’aggraver et la situation pourrir juste pour montrer aux Algériens les dangers du printemps arabe. Sa médiation tardive relève moins d’une sincère intention que d’un calcul d’apothicaire doublé d’une ruse renardière pour affaiblir et marginaliser certains groupes islamistes sans liens avec l’idéologie djihadiste, qui au début du conflit étaient partant pour un jeu démocratique équilibré.

Daech à nos portes

La politique à l’égard du conflit libyen suivie par Alger s’est avérée une erreur géostratégique monumentale dont le peuple mesure de jour en jour les graves conséquences. Les mokh d’El Mouradia et du DRS n’ont eu d’autres clairvoyances que celle de pousser la Libye vers le chaos oubliant que son instabilité porte une grande menace sur la nôtre. Le cortège de Daech à Syrte, signe d’une proche intervention internationale, vient de montrer l’amateurisme de la diplomatie algérienne. Daech s’apparente à un virus insensible aux effets ravageurs ; dès que ses tentacules touchent une terre, une épidémie virulente éclatera dans peu de temps et atteindra très vite les  frontières. Le pouvoir algérien n’a rien entreprit pour pévenir cette maladie quand il était encore temps. Maintenant, la guerre couve à nos portes et l’Algérie, en dépit de toutes ses résistances à une implication dans les conflits étrangers, sera peut-être contrainte d’y jouer un rôle dans les premières loges. Les deux apprentis sorciers aux pouvoirs discrétionnaires, tous deux septuagénaires s’accrochant à leurs postes comme des sangsues, légueront au peuple un conflit avec un pays frère, une guerre atroce et ruineuse et en sus des stigmates indélébiles.

Daech à nos portes 1

 

Un mégalomane préfère embraser son pays que de se retirer de la vie politique. Ce qui restait de Syrte, transformée en bastion par Kadhafi, deux jours après sa mort :

http://youtu.be/QXeVw4AWKGo

 

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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