Terrorisme sur l’autoroute est-ouest

Boustila dégage !

BoustilaSi vous vous demandez comment la corruption a pris une ampleur considérable, si vous vous étonnez de la persistance du terrorisme, si vous ne comprenez pas la facilité avec laquelle le grand banditisme, la violence urbaine et les batailles inter-quartiers sont nés, se sont développés et sont devenus, en peu de temps, un phénomène ordinaire, si le braconnage scandaleux des outardes vous laisse perplexe, si vous avez du mal à admettre l’existence à grande échelle de la contrebande du carburant et des denrées de 1re nécessité subventionnés au prix fort et de l’importance de plus en plus accrue des réseaux de narcotrafiquants en Algérie, alors pour tous ces interrogations vous pouvez peut-être commencer par visionner la vidéo suivante. Elle montre un terrorisme d’un nouveau genre sur les routes, comme si  les Algériens sont en manque de terrorisme et en inventent pour se sentir bien chez eux. De par sa genèse et l’engourdissement des autorités qui la laissent se propager, le nouveau type de violence est symptomatique de tous les autres fléaux qui se sont installés dans la durée. La grâce revient à l’impéritie d’un seul homme : le général-machin Ahmed Boustila, le patron de la gendarmerie en charge de la sécurité, dont la sécurité routière, en agglomération et dans la campagne.

C’est un fléau meurtrier qui vient de naître sous la barbe de la gendarmerie et des autorités qui le laissent grandir et s’amplifier. Il a pour théâtre l’autoroute est-ouest. Dans une vision cauchemardesque, mais feutrée, pas loin de Blida, des bolides roulent à grande vitesse à contresens de la circulation. Ce qui habituellement était rapporté comme un fait-divers, isolé, et attribué à un ivrogne ou un ignare, apparaît dans la vidéo comme un véritable phénomène. Les petits chauffards « isolés » ont fait des petits et leur violation du Code de la route, grâce à la houlette molle de Boustila, a fait tache d’huile. Aujourd’hui, c’est un véritable ballet criminel qui se produit sur l’autoroute, tout le monde y participe sans crainte de poursuite. Comme dans « Fureur de vivre », chacun se dit « moi aussi je suis un homme, je peux le faire ». Quand le chat est occupé à pourchasser les chômeurs…

S’ajoutant au fléau meurtrier des accidents de la route, le nouveau phénomène est bien parti pour en alourdir le bilan déjà, en terme de morts et de blessés, est l’un des plus lourds au monde. Un véritable terrorisme routier est en train de se développer sous nos yeux incrédules. L’anarchie naissante sur l’autoroute n’aurait pas été possible s’il y avait des hommes conscients et vigilents à la tête de l’Algérie et à la têtes de ses structures stratégiques. Alors, ne vous étonnez pas si, demain, ce fléau s’étend à toute l’autoroute et fait des milliers de morts supplémentaires. Retenez un seul nom : le général-machin Boustila.

http://youtu.be/ivTJmqdw3q4

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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3 commentaires pour Terrorisme sur l’autoroute est-ouest

  1. brahmi16 dit :

    Pas que le terrorisme routier qu il faut denoncer ,faut ajouter les terrorismes alimentaires,( fabrication de tous les produits agro alimentaire à partir d’ ingredients cancerigene , produits alimentaires, notamment les boissons , le sois disant jus de fruit en poudre cancerigene, la viande aux hormones et aux antibiotiques , poissons d ‘elevage surgelés nourris artficiellement, les oeufs transportés et stockés sous le soleil, le terrorisme medical, ( penurie de medicament contre le cancer transport et stockage de medicaments sous des temperatures depassant les normes dans des vehicules non conforme aux conditions et aux normes exigés pour la bonne conservation ) , le terrorisme judiciaire ou le juge et le procureur meprisent le droit et ne tiennent pas compte des plaintes des citoyens qui font des aveux sous la torture ,ou de ceux qui doivent beneficer de circonstances attenuantes et de ceux qui manifestent conformement a un droit clairement cité dans la constitution et qui sont pourtant condamnés au mepris de ce droit legitime.,etc etc.

    Les dictatures fomentent l’oppression, la servilité et la cruauté ; mais le plus abominable est qu’elles fomentent l’idiotie. »
    de Jorge Luis Borges(citation)

    « Le drame des dictatures, c’est qu’elles donnent toute licence aux malades mentaux, aux mégalomanes, aux méchants, aux malhonnêtes gens d’aller jusqu’au bout de leur folie, de leur mégalomanie, de leur méchanceté, de leur malhonnêteté. »citation.

  2. Que croyez vous, ?? toutes…… ces « institutions »‘armé, police, apn; services secrets, etc, ont été accaparés par la mafia au pouvoir et privatisés,……. juste pour les servir et assurer leur perenité.Bien sur en retour ils sont genereux avec leur suppletifs et leur mercenaires.Que peut esperer de gens qui ont exterminés des milliers d ‘algeriens et jeter dans le chaos tout un pays juste par pedagogie et par cupidité , »Tout pouvoir sans controle rend fou ,absolument fou » n est ce pas mon cher EEG je te vois dans une scène de Don Quichotte se battant contre des moulins à vent. Le monde est pourri et bien pourri par l’ argent alors pour l’ algerie, n ‘en parlons meme pas.Cordialement tiens.

    • Amar bouzouar dit :

      «Le monde est pourri et bien pourri par l’ argent alors pour l’ Algérie, n ‘en parlons même pas….»

      Mais rien ne dure et il faut se méfier de l’eau qui dort…Aussi, il faut changer notre manière de penser pour changer les choses…Mon proverbe chinois préféré : les deux tiers de ce que nous voyons se trouve derrière nos yeux!

      Je partage avec vous un passage d’un livre que je suis en train de lire (Abane Ben M’hidi et leur rôle dans la révolution. Par Benyoucef Benkhedda)

      «En fait il ( Larbi Ben M’hidi) était l’ennemi de tout immobilisme.Il avait l’Algérie dans le sang. Hamid Ouamara, le fils de Mohammed Ouamara, chez qui nous avions établi en 1956-1957 notre PC, rapporte l’anecdote suivante: «Les débats du CCE ce jour-là, avaient pris un tour passionné. Si Larbi, nerveusement, et sans qu’il s’en rende compte, tailladait la table avec un petit canif. La réunion terminée et une fois les membres du CCE partis, je poussais la curiosité de voir ce qu’il avait dessiné. Il avait gravé dans la table en bois de chêne, réputé pour sa dureté, la phrase suivante:«L’Algérie libre vivra»

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