Les avatars d’Ali Benhadj font au moins huit morts au musée Bardo à Tunis

La Tunisie sous le choc

touristes musée Bardo TunisiePardon de faire un virage par l’Algérie avant d’évoquer l’effroyable carnage que vient de vivre le peuple tunisien. À ceux qui dénoncent son mutisme sur Daech et le terrorisme, Ali Behadj dit un jour : «Dites de moi ce que vous voulez, dites terroriste, dites obscurantiste, je n’en ai cure, Dieu tranchera le Jour du Jugement dernier.» Ainsi le prédicateur et chef de file du radicalisme religieux voit-il le terrorisme. Il ne s’en lave pas les mains et ne le dénonce pas. Il préfère remonter ses ouailles contre le pouvoir avec le Coran et les hadiths. A l’antipode de l’esprit du Coran, la vie humaine pour lui, n’est pas précieuse, l’avènement de la chariâ justifie tous les crimes de l’humanité. Les familles des victimes et leurs peuples ne doivent pas trop « criailler » ou « geindre », ils sont invités, avis du cheikh, à attendre tous la mort pour se rendre ensemble à la Cour d’Allah… Quant à lui, l’auguste prédicateur, il mobilise toujours l’islamo-racaille dans les mosquées d’Alger pour créer plus d’avatars terroristes au vu et au su des autorités.

À Tunis, au musée Bardo, l’islamo-racaille, sous l’empire de la pensée des cheikhs comme Ali Benhadj, a tué aujourd’hui de sang-froid sept touristes et un Tunisien (au dernières nouvelles) au cri d’Allah Akbar. Les forces de l’ordre ont pris le contrôle du musée et ont évacué les blessés.

Que faut-il dire de ce énième acte barbare commis au nom d’Allah et au nom du prophète? Je soutiens qu’il est d’abord le résultat d’un laxisme coupable envers les prédicateurs radicaux qui, dans leurs discours, ne se démarquent pas du terrorisme et ne le condamnent pas avec vigueur. Que la liberté de tenir des discours contestataires d’essence religieux sans l’obligation de fustiger le recours à la violence doit être supprimée. Nul ne s’adressera à l’opinion s’il fait preuve de laxisme envers le terrorisme.

D’un autre côté, le combat tous azimuts contre les islamistes radicaux ne doit jamais sortir d’un cadre légal et républicain. Ne jamais céder à la haine, à la panique. Ne jamais laisser apparaître des Rab-Edzayer qui créera des seigneurs de la guerre. Considérer le terrorisme comme une épidémie qu’il faut traiter avec la plus grande fermeté. Sans excès ravageur ni folie meurtrière. Ce serait la plus grande victoire qu’un pays puisse remporter contre le terrorisme. La répression aveugle jette la jeunesse dans la gueule du monstre, fait entrer le pays dans un cercle vicieux interminable de haine, de sang et de déchirement.

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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Un commentaire pour Les avatars d’Ali Benhadj font au moins huit morts au musée Bardo à Tunis

  1. Amar Bouzouar dit :

    Pour un être positif un peu. De la Tunisie vient l’horreur mais de la Tunisie vient aussi (peut-être) le modèle d’une transition démocratique consensuelle. Qui veux assassiné les libertés et la démocratie naissante dans le monde arabe? C’est une question importante mais ce qui est plus important c’est comment faire échec à ces tentatives. Le point de vue du leader d’Anahda, Rached Al Ghannouchi:

    http://www.aljazeera.net/knowledgegate/opinions/2015/3/17/%D8%A3%D9%81%D9%82-%D9%85%D9%81%D8%AA%D9%88%D8%AD-%D9%86%D8%AD%D9%88-%D9%85%D8%B5%D8%A7%D9%84%D8%AD%D8%A9-%D9%88%D8%B7%D9%86%D9%8A%D8%A9-%D8%AA%D8%A7%D8%B1%D9%8A%D8%AE%D9%8A%D8%A9

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