Saïd Bouteflika bluffe et joue quitte ou double avec le gaz de schiste

Le baroud d’honneur d’un clan en perte de vitesse

Saïd Bouteflika1D’un ton menaçant, le discours de Bouteflika lu à Ghardaïa aujourd’hui n’arrive pas à convaincre. Encerclé dans ses derniers retranchements, Saïd Bouteflika tire son baroud d’honneur. Le risque est en effet grand pour lui et pour l’Algérie. Toute « fermeté » se retournera contre lui et son frère.

Les habitants d’In-Salah auront au moins donné une belle leçon au pouvoir. Ils l’ont fait sortir des bois et l’ont mis dans tous ses états. Si bien que le frérot du président, avec la smala accrochée à ses basques, a cru bon de hausser le ton au nom du président pour dissuader une population déterminée à sauver les ressources hydriques du désert, leur raison d’être.

L’alter ego d’un président zombie inexistant sur le terrain pense qu’avec des mots durs il peut renverser la vapeur et venir à bout d’une marche populaire qui ne s’est pas arrêtée depuis plus de deux mois. Il est à craindre que le gaz de schiste sonne le glas de Si Saïd s’il opte pour la répression. La situation risque de dégénérer et le gaz de schiste  prendra la couleur rouge sang : celle des milliers de victimes qui étaient prêtes à se sacrifier. Pour des revendications bien moins fortes que ce formidable vent sudiste, le pouvoir s’est retrouvé avec, sur les bras, des groupuscules indépendantistes.

Si une partie doit se conformer à la sagesse, c’est bien le pouvoir. La population est trop effrayée par la pollution de l’eau ; aucun discours ne saura la raisonner ou la tranquilliser. Surtout pas un pouvoir qui s’est distingué par des mensonges et une grande corruption. La situation se présente mal pour lui. Affaibli par la contestation sociale permanente, l’opposition qui prend de la vigueur, les assauts souterrains de Rab-edzayer, les islamistes qui menacent de sortir des bois, le pouvoir est tiraillé de toute part. Même les partis aux ordres se déchirent à couteaux tirés. Ce serait de l’aventurisme si le frérot, Marmita et le Drabki décident de trancher l’affaire du gaz de schiste en recourant à l’épée de Damoclès. L’équation restante est simple : moratoire et paix ou pognon et «Nigéria» avec à la clé un Boko Haram. Un moratoire de sept ans revendiqué avec grande sagesse donnera du temps à la société de voir clair pour savoir exactement où elle mettra les pieds. Cette issue ne  changer rien à l’économie nationale ou aux plans tracés si tel est le souci réel des autorités.

S’en prendre au peuple n’est pas sage, mister Saïd. Demandez à Nezzar à Haroun, ils ont du temps à revendre, des dizaines de conseils à donner et du poids sur la conscience à s’en débarrasser… Aussi, vous pouvez demander conseil à votre mentor Tartag, il est tout prêt de vous…

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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Un commentaire pour Saïd Bouteflika bluffe et joue quitte ou double avec le gaz de schiste

  1. yazid dit :

    il est temps de placarde ce zombi et ses ezbir car c est au peuple de decider

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