Pilote de chasse d’enfer

pose piloteWaw, quel beau gosse et quelle allure ! L’image parle d’elle-même, notre aviation est très forte. C’est certain. Mille fois certain. Avec un aplomb aussi impressionnant, l’ennemi réfléchira cent fois avant de s’approcher de notre territoire. Si tous les pilotes algériens imitent ce pilote qu’on peut sans crainte considérer comme la fine fleur de l’aviation militaire nationale, les Algériens seront rassurés et auront confiance dans leur flotte aérienne. Ils sauront que ça ne chôme pas de ce côté là, que leur argent n’est pas jeté par la fenêtre comme dans les autres secteurs.

Dissuader tous les ennemis potentiels par ce genre de photos est une nouvelle stratégie militaire à laquelle aucun pays n’y a gambergé…

L’exhibitionnisme militaire en général se veut aussi un autre message, une mise en garde aux aventureux de tous bords. Les pilotes algériens, nous le voyant dans les lunettes noires de ce pilote des temps modernes, sont de vaillants guerriers, des intrépides, des casse-cou ; le moment venu, ils se transforment en frelons insensibles, en kamikazes qui n’ont pas peur de la mort. La fière allure avertit que nos pilotes de chasse ne sont pas comme les pilotes de Saddam Hussein et de Kadhafi qui, à la première alerte sérieuse ils ont pris la clé des champs et sont allés conter fleurette aux Iraniennes ou aux Égyptiennes… Le ciel algérien sera algérien en tout temps… Parole des décideurs.

Sérieusement. L’Algérie produit-elle des avions de chasse ? On voudrait voir des photos d’un des ingénieux ingénieurs… Parce que sans celui-ci, le pilote-machin peut ravaler sa dégaine. Sans les techniciens, il ne vaut rien.  Pour le moment, le pilote algérien n’est que consommateur de joujou. Après la maîtrise de la navigation, il coule une vie tranquille. Une sinécure. Sans un état de service conséquent, il n’y a pas de quoi pavoiser. Un bombardier de foyers terroristes sans DCA, au meilleur de sa gloire… Les vrais professionnels ne font pas le fanfaron, ne s’adonnent pas à des fioritures inutiles. Ils accomplissent des prouesses et laissent les hommages pleuvoir naturellement.

Cette pique s’applique pour tous les pilotes des pays arabes. Mel kbir lesghir. Au regard de se qui s’est passé depuis leur indépendance,  l’aviation arabe est le ventre mou de ses armées.  L’image peu reluisante traînée depuis 1967 n’a pas vraiment changé. Autant rester modeste, discret et travailler dur pour produire soi-même ses avions et travailler le mental des pilotes et les préparer aux VRAIS dangers. Sans cela, ce pilote qui sert de galerie, c’est du pipeau. Les lacunes que tout le monde a vu pendant les interventions de l’OTAN font craindre le pire.

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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2 commentaires pour Pilote de chasse d’enfer

  1. Bonny dit :

    Le peuple a rejeter la promesse de Amara benyounes de libéraliser les boissons alcoolisées en exprimant son vœux de pouvoir construire des drones et des sous-marins nucléaires !

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