Sur nos côtes, s’arrête le cours de la vie et s’évanouissent les rêves

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Là se termine le rêve. Sur nos côtes maudites se brisent les flots du désespoir. Au cœur de la guerre et de l’injustice. En plein milieu de la démence humaine. Vous le saviez ?! Ah misère ! Vos maux sont encore plus profonds que la damnation de ces contrées inhospitalières. Chez vous, c’est l’impasse et ici, l’horizon est sombre, froid et sans pitié.

Mon cœur remue, me torture. L’envie de pleurer me prend, mais les yeux sont secs et durs. Mes larmes deviennent des mots qui s’élèvent dans des bulles limpides, des lignes tracées sur des feuilles d’automne. Je m’accroche. Le Ciel n’ai pas tendre avec la peau sombre. Les Africains portent, condamnés à la naissance, sur leurs épaules toutes les tares et toutes les maladies de l’humanité. L’Afrique, c’est un enfer, le calvaire.

Nous exportons la paix, cria un héraut dans l’agora d’Alger la Blanche. «La paix éternelle», ajouta un écho lointain. Seule la mer comprend les Africains. Elle leur offre le paradis qu’ils n’ont jamais vu, un repos des bienheureux. N’y allez pas de l’autre côté. C’est une terre infecte. La raclure de vos frères bien nés qui vous ont spoliés et persécutés vous a précédés sur des bateaux dorés. C’est une terre maudite. Vous méritez une autre vie.

N.B. : Les cadavres couverts de toiles cirées sont des faux. Amnesty International a créé cette mise en scène en Angleterre pour sensibiliser le monde du drame des immigrants clandestins qui viennent mourir en Méditerranée

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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