La caste des dirigeants algériens déverse sa mauvaise graine à Paris

Les tendre pensées des générauxLes médias français étaient les premiers à s’étonner. Que viennent faire des fils de dignitaires algériens dans un quartier chaud et se compromettre dans une histoire de trafic de drogue ? Quelle question ?! En attendant la réponse, la police constate que trois hommes âgés de 20 ans ont été blessés dans une fusillade à Saint-Ouen, un quartier malfamé, en région parisienne, en raison du trafic de drogue qui y est répandu. Les trois victimes sont des fils de dignitaires algériens venus dans le quartier s’approvisionner en cannabis (!). Pendant qu’ils attendaient sagement leur tour dans la file, devant un dealer, des hommes cagoulés roulant en voiture les ont arrosés de balles. On ne craint pas pour leur vie, mais le mode opératoire des agresseurs ne laisse aucun doute : ils ont tiré sur le tas et voulaient abattre un maximum de personnes.

Les trois victimes algériennes de bonne extraction : un fils de général, un fils de député en vacance à Paris et un fils d’une avocate du barreau d’Alger. La crème du système Bouteflika-DRS… L’appartenance professionnelle des trois parents forme l’essentiel de la chaîne du pouvoir qui ceint l’Algérie. Il manquait le fils de Grine… et de Maître Benmhidi, le procureur qui transforma les plaintes pour tortures en disque ressassé.

Avant de décortiquer la nouvelle, notons le civisme des enfants des kmakem. Même en manque, ils ont fait la chaîne ; sagement comme n’importe qui. Quelle éducation ? On est bien loin du fils d’Atalia qui fonça sur la présidence avec sa voiture ou du fils de Nezzar qui agressa un journaliste, ou du fils de Hamel qui… et de la fille de… Aussi, on ne peut que féliciter la France du progrès qu’elle a réalisé en matière de sécurité dans les quartiers chauds. Savoir que les dealers ont adopté des règles de vie saine, que la vente de drogue se déroule dans le calme et la sérénité, laisse pantois n’importe qui. Il faut croire que les autorités ont mis les bouchées doubles…

Plus sérieusement. Avec des yeux algériens, que peut-on tirer de ce fait-divers au relent de scandale oligarque. D’abord, la torpeur des médias nationaux. De nombreux journalistes algériens savent qui sont ces morpions et qui sont leurs géniteurs, mais ne voudront cracher le morceau pour rien au monde. Ils ne sont pas dits soumis par hasard… Ensuite, les interrogations inévitables. Comment trois ours mal léchés toxicos accouchés par trois grosses légumes du système se sont-ils retrouvés ensemble, à Saint-Ouen et devant le même dealer ? Quelle que soit la réponse, Force est de constater qu’un réseau social parallèle s’est constitué entre les « dignitaires » de l’Algérie. Ils forment un landerneau autonome, friqué et socialement distinct. Un fils de général ne peut pas frayer avec un fils du bas peuple.

Sans entrer dans les détails, un grand fossé les sépare. Si bien que ce petit monde voit Didouche Mourad et Belcourt comme des cours des miracles ou des coupe-gorge. Impossible de se fondre dans la foule des bougnoules et de faire du lèche-vitrine. La solution de rechange fut mise en place depuis longtemps. À une heure et demie d’Alger, par avion, il y a tout. Tout, moins le gâchis. Le voyage peut se faire en famille au pied levé et à l’envi depuis l’élargissement du passeport diplomatique « aux ayants droit ». En France, où elle est reçue les bras ouverts avec tous ses dossiers confidentiels, la bourgeoisie cooptée et bénie par rab edzayer et son rival le président, peut dépenser en toute liberté l’argent qu’elle a engrangé de la rente et de la corruption. Là se trouve une grande partie le mystère du grand moudjahid Cherif Abbas et de son fils qui vivent en France à l’abri des regards indiscrets et le mystère des pontes qui se payent des appartements de luxe dans les quartiers huppés de Paris.

http://www.nordnet.fr/infos/reg-idfparisgeneral/operation-policiere-apres-une-fusillade-a-saint-ouen-4-interpellations/150505113520.vkacf9g0

Saint-Ouen et la malédiction de la drogue :
https://youtu.be/clDruIdj-mA

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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Un commentaire pour La caste des dirigeants algériens déverse sa mauvaise graine à Paris

  1. arras dit :

    voilà le bon resultat d’une independance lourdement acquise toute devoyée de sa cause primaire de l’Etat de droit.

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