Assassinat de Boudiaf et la splendeur de la classe politique

assassinat de Boudiaf

Dans un musée, au pied d’une grande œuvre : trois Algériens (rab el makla, un disgracié et un mort quelque temps avant qu’il meurt…) s’essayent aux expressions de l’art :

– Rab El Makla envers qui les deux autres sont tout ouïe : Le tableau est magnifique, vous ne trouvez pas? Qui l’a peint ? Je payerais une fortune pour le savoir.

– Harki du système :  Je ne sais pas hadarat, mais l’auteur de cette toile exceptionnelle doit être un génie. Il a une inspiration puissante. Les couleurs, le réalisme et les proportions vous coupent le souffle. C’est rare en Algérie. J’en connait que Dinet et Racime dans les miniatures capables de telles prouesses.

– le 3e larron : Tout à fait. La scène est absolument saisissante. Le pinceau qui réalisa ce chef-d’œuvre a su diluer le tragique dans la sphère des trahisons morales. On ne sait pas qui domine l’autre. Qui plaindre, la victime ou ses proches collaborateurs? Le choix des amis qui officient aux funérailles de Boudiaf, l’expression de leurs visages impassibles ne sont pas fortuits.  Ils doivent traduire une vérité indicible. Vous avez une idée hadarat?

– Rab El Makla : Non aucune idée, mais mon petit doigt me dis que ce doit être votre  imagination qui dérape un peu… Merci pour cette discussion fort intéressante, mais je dois prendre congé : j’ai un match très important à disputer. Passez mon bonjour à vos mères…

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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Un commentaire pour Assassinat de Boudiaf et la splendeur de la classe politique

  1. Bouarroudj dit :

    Parfaitement bien caricaturé, et surtout fidelement respecté la nature de ces monstres froids.Le rat ne sait pas qu il est un rat.

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