Dans le merveilleux pays de Bouteflika-DRS, l’économie rime avec anarchie et terrorisme…

Parking Sauvages et espace public «privatisé»

L’informel se structure pour servir les clients : affichage de la Cie et les tarifs en cours…

Qu’y a-t-il de plus banal que le dernier des zigotos accapare un bout d’espace public pour lui-même et impose des taxes aux automobilistes qui veulent garer leurs voitures? Le phénomène s’est propagé comme une traînée de poudre et le nombre de personnes dépassent les milliers. Bien sûr les biens nés de l’État ne risquent pas de payer ses taxes ni de tomber nez à nez avec les agents clandestins de parking. Bien sûr, on peut compter sur l’État algérien pour combattre ce phénomène nuisible. Un jour.

Un jour, il se réveillera et frappera d’une main de fer et restituera son autorité. En attendant ce jour incertain, l’État aux deux leviers ferme les yeux et laisser les parkings sauvages à l’instar d’autres créneaux économiques, se répandre comme un cancer. Ni réglementation ni surveillance. Il faut bien que les jeunes désœuvrés gagnent leur pitance quitte à faire exposer la populace à un autre dictat que celui du pouvoir. Quelle magnanimité !

Chemin faisant, ces mêmes jeunes imposent leurs prix totalement libres. Ils gagneront plus d’argent qu’un instituteur, apprendront les artifices et les règles de la mafia et créeront leurs propres bandes. Ils établiront leurs propres territoires et décréteront leurs propres lois qu’ils imposent à la populace. Même la mendicité s’opère désormais en réseaux avec un ponte, un ex-jeune miséreux, pour tirer les ficelles et les bénéfices.

Le pire des maux dans cette économie se dérobe aux regards, se fond dangereusement dans le décor : l’islamisme qui ne reconnaît pas l’État, le financement du terrorisme et le blanchiment d’argent. Tous ses fléaux se nourrissent et se développent dans l’ombre de l’informel.

L’économie informelle a pris des proportions alarmantes. En 2012, contribuerait à hauteur de 40 % du PIB d’après Abdelhamid Boukahnoun, le directeur général du contrôle économique et de la répression des fraudes au ministère du Commerce. Le chiffre effarant reflète on ne peut mieux un pays à la dérive.

http://www.jeuneafrique.com/177003/politique/alg-rie-l-conomie-informelle-dans-le-collimateur-des-autorit-s/

Parking Sauvages et espace public «privatisé»

A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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