Le général Toufik en parkingueur d’El Mouradia

Caricature Hic Toufik le parkingueurLa caricature brosse parfaitement l’ordre trinitaire instauré d’autorité par le général Mediène. Non seulement celui-ci a introduit un nouveau véto — le sien — dans le processus interne du choix du président, mais il a imposé un droit de regard sur ses projets, son programme, les homes qu’il choisit, ses relations, son bien immobilier à l’étranger comme à l’intérieur du pays…. Rien ne doit échapper à son contrôle. Seuls les candidats à l’échine souple, les béni-oui-oui, auront le privilège de s’asseoir sur le trône. Sans parler du pouvoir de Rab Dzayer sur le reste de la population.

Hic, caricaturiste d’El Watan parfois brillant d’autres fois moins, a eu cette fois le talent de souligner avec brio le côté informel de ce nouveau pouvoir. En clair Rab Drayer est entré par infraction dans la vie publique des Algériens. Elle reflète le côté inconstitutionnel de l’ingérence des services secrets dans la gestion des affaires publiques.

Les médias rapportent que des mesures drastiques sont prises pour éradiquer le phénomène des parkingueurs, ces jeunes qui sans documents légaux prennent possession des parkings publiques et une gourde à la main dictent leurs lois aux conducteurs de voitures. On se demande si ces mesures n’ont pas été prise de concert avec l’ANP qui mène à pas de charge une réorganisation de ses structures sensibles et un renouvellement des leurs responsables militaires. Les langues d’aspic croient déceler une volonté de supprimer le véto intrus…

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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Un commentaire pour Le général Toufik en parkingueur d’El Mouradia

  1. Condor dit :

    …Sale temps pour le vieux Barbouze- parkingueur: Boutef a , enfin, osé, une incursion, dans « le parking » gardé de Rab Dzayer…depuis son élection, en 1999, il passe sans pour autant s’y « arrêter » ou « stationner », il disait juste que « tout va bien », il voyait même nos « trottoirs » astiqués au point de refléter le claire de la lune… Bon sang, quelqu’un a dû souffler à l’oreille de Boutef que la « taxe » de stationnement est, par certaines « institutions » (pardon, endroit), même à Zeralda, se paye entre 200 et 300 DA/place…avec un baril à moins de 40 dollars, il fallait qu’il réagisse avant que les choses ne prennent une tournure indésirable… vaut mieux tard que jamais, dit-on, non?

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