Derradji, Benhadj et tutti quanti

Le boulon manquant

DerradjiAli Benhadj 2

  • Abasourdi. Quand on leur dit que quelqu’un a fait disparaître 20 000 personnes, ils sifflotent, tournent le dos et refoulent. Mais quand…
  • Mais quand on leur dit que le clan de Bouteflika a volé des milliards, ils se mettent à criailler…
  • Comprenez-vous quelque chose ? Commençons par le début.
  • « Ce n’est pas normal », titre TSA, deux semaines et des poussières auparavant. Derradji doit être dérangé…
  • Le chroniqueur qui offre les tchekchoukas (un genre de ragoût, dont seule Alger a le secret) à la sauce française sur le journal numérique, se prend pour un observateur politique surdoué. Il sait distinguer entre le normal et le paranormal.
  • Figurez-vous, il en a fait une à tout cassé. De de tout bois…

  • Pour y arriver, il jeta Benghebrit dans la marmite. Il ajouta son dada de la derdja, Hollande et sa visite éclaire, les limogeages des responsables militaires, les hommes d’affaires, les usurpateurs, les opportunistes, patriotisme et colonialisme. Il a presque tout mis dans le chaudron brûlant qu’il déversa sans merci sur le visage de Saïd Bouteflika. Tout, sauf les 20 000 disparus.
  • C’est normal qu’il n’en parle pas. Il n’en pense même pas. Ces pseudo-Algériens sont fantomatiques pour les journalistes qui se respectent. Ce sont des disparus et puis point. Ils n’existent pas, capisci !? En tout cas, ils ne se trouvent pas dans la poche de Derraji ni dans sa conscience hachakoum.
  • La recette techekchouka de Derraji s’appelle volontiers « Sauver Rab-Dzayer », le tyran qu’il classa sans le nommer parmi les « Hommes» de l’Algérie.
  • Si et seulement si (c’est comme dans les théorèmes de mathématique, qui s’en souvient) Derraji savait ce que veut dire Rab-Dzayer il n’aurait pas accusé à tort Said Bouteflika d’avoir l’ambition de le remplacer. Si le frérot du président avait cette intention, Derradji aurait terminé sa copie en mangeant les pissenlits par la racine. Avant de la publier, cela va a de soi.

Attendez, l’histoire n’est pas finie !

  • Les « sympathisants » naturels des 20 000 disparus, ceux qui les pleurent et demandent justice (islamistes quoi !), ont le même comportement.
  • Ils passent leur temps à maudire les tyrans arabes qui tuent les innocents. À les voir s’indigner ainsi, on pense qu’ils ont des cœurs sains… Vaut mieux t’bousse aynek (demander l’impossible). Et encore, t’bouss’houm avec «makal Allah et makal Errassoul» ( selon les «stricts» instructions de Dieu et du Prophète). Les islamistes qui se respectent sont des gens rassis et barbus comme des philosophes, ils ne vous envoient pas promener comme ça.
  • Daech et Elqaida ont tout démenti, tout démasqué. Ces mêmes islamistes au larmes chaudes sifflotent , tournent le dos et refoulent les crimes des terroristes. Les victimes de Daech ne sont pas dans leurs poches ni dans leur conscience hachakoum.
  • Alors, Ali Benhadj doit manquer de méninges.
  • «Non, non», dit celui qui refuse de saluer le drapeau national. « on ne peut pas offrir l’Algérie à El Baghdadi. Personne ne le connaît, celui-là. Les Algériens se soumettront au calife que leur désignent, après concertation, les oulémas reconnus seulement. C’est la charia…»
  • Remarquez en passant dans l’embrouillamini du fanatisme, l’indu calife n’est pas barbare, il est juste inconnu… Si le «calife» de Raqqa avait sa confiance, sidna Benhadj lui aurait offert l’Algérie sur un plateau d’argent. Les barbus qui l’entourent, bien guidés comme ils sont, applaudiraient des deux pattes. Au cri d’Allah Akbar.

Attendez ! l’histoire de ce siècle n’est pas finie.

  • Les apôtres de la démocratie et de la liberté ne sont pas du reste… Il leur manque aussi un boulon.
  • Chacun fait les mêmes augures si l’Algérie ne prend pas son remède miracle.
  • Moi, je suis au milieu du feu. Je ne sais plus à quel saint m’adresser. Dieu ayant décidé de se taire jusqu’à la fin des temps et regarder faire. Je voulais danser, mais étant sur la braise, c’était impossible. Je ne sais pas sur quel pied danser.

http://www.tsa-algerie.com/20150810/chronique-de-hafid-derradji-2/

Publicités

A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
Cet article a été publié dans DRS, Islamisme, Presse. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour Derradji, Benhadj et tutti quanti

  1. Bendi dit :

    Au secours les algeriens sont devenus fous.

  2. benbel dit :

    c’est normal , tu veux tout et tout de suite !

Les commentaires sont fermés.