Salima Tlemçani : l’article bombe

El Watan en guerre contre l’état-major de l’ANP

text ElWatan général HassanComme il fallait s’y attendre, le silence, long de plusieurs jours du journal de Blehouchet depuis l’arrestation de ancien chef de la direction de la lutte contre le terrorisme, le général Abdelkader Aït Ourabi, alias Hassan, n’avait d’autre mobile qu’une minutieuse préparation. Une préparation pour une mission à haut risque. Il fallait prendre son temps et bien calculer son coup pour faire mouche. Le résultat est absolument stupéfiant ! Inouï. L’article de Salima Tlemçani hier marquera sans doute d’une pierre blanche l’histoire de la presse algérienne. Il ne s’agit plus d’un article qui informe ou analyse un évènement grave, mais d’une véritable bombe à retardement portant des menaces à peine voilées contre l’armée et l’Algérie. Salimat Tlemçani a dû accoucuer l’article en suant, en portant gilet pare-balle et casque de combat; elle devait être entourée de plusieurs officiers « fidèles parmi les fidèles » de Rab Dzayer. Un conciliabule qui aura duré plusieurs jours et exigé beaucoup beaucoup de minutie. Chaque mot fut pesé au trébuchet. Avec l’aide des argus, elle a ficellé une version sur l’incarcération du général Hassan, un dossier cousu de fil blanc à l’adresse de l’opinion qui impuissant n’a pas accès aux sources réelles d’information.

L’heure est grave et l’enjeu immense. Zineb Obouchou, le vrai nom de Tlemçani, fut mandatée de lancer de graves accusations contre le général Gaïd Salah et contre tout l’état-major. Le message qu’elle porte s’adresse aux plus hautes autorités de l’État. Les charges retenues contre le général Hassan, annonce-t-elle sans ambages, relèvent d’un complot tramé par le clan du président. C’est un dossier ficelé par le vice-ministre la Défense et le Commandant de la Gendarmerie qui sont au cœur de la cabale contre ce qu’elle appelle «Monsieur antiterrorisme». Le reste de l’article baigne dans les parapharses plus ou moins ambiguës de ce réquisitoire au couperet.

La journaliste attitrée ne connaît pas tous les détails de la réalité du terrain sécuritaire ni la vraie nature du DRS, on la manipule comme une poupée. Comme la plupart des journalistes et intellectuels qui ont mis leur plume au service de l’appareil sécuritaire chapeauté par Toufik, on lui a montré un jour les horreurs que commettaient les terroristes, et depuis, elle ne jure que par les officiers du DRS. Elle n’entend plus rien d’autre. Elle qui fait allusion à la famille du général Hassan, elle n’a jamais daigné tendre les oreilles contestations des familles de Matoub Matoub ou de Kasdi Merbah. Inutile d’interpeller sa conscience. Ce que lui racontaient les hommes du général Hassan au sujet de leurs assassinats était et restera pour elle la vérité éternelle.

Jamais un journaliste algérien n’est allé aussi loin. Nous ne sommes pas dans la critique ou le dénigrement du pouvoir. Nous avons affaire à un message violent de Rab Dzayer, il profère de vraies menaces. Salima, inconsciente malgré sa longue expérience dans le journalisme, ne sait pas qu’elle creuse sa tombe en se comportant de la sorte, contre son pays. Attention, prévient-elle en langage codé, il n’est pas encore trop tard pour trouver un arrangement. Avant de mettre en avant la colère d’un notable et dévoué kabyle…

Le message n’a d’autre objectif que de faire marchander le pouvoir. Libérer Hassan où l’Algérie s’embrase. Quel triste destin, le général Toufik après avoir prétendu sauver l’Algérie contre le terrorisme est prêt à la brûler pour libérer son complice dans les crimes.

http://www.elwatan.com/actualite/ex-chef-de-la-lutte-antiterroriste-au-sein-du-drs-le-general-hassan-mis-en-prison-30-08-2015-302452_109.php

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3 commentaires pour Salima Tlemçani : l’article bombe

  1. Hamou dit :

    mission achevée !

  2. Bouchoune dit :

    Les suppletifs zombies sans foi ni loi , ça existe
    .Mercenaire sans etat d ‘ame aussi ça existe, Finalement un rat ne sait qu’ il est un rat

  3. Mohand Oukaci dit :

    Salima Tlemçani a grillé le seuil de la déontologie journalistique il y ‘ a belle lurette.Elle s’est transformée en porte-voix du DRS ces dernières années .Elle a choisi cette voie trouble, alors qu’elle assume ses conséquences.

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