Les hussards, le Dinar et les bas niveaux

Au-delà des parades et des apparences de puissance dont nous gratifient nos seigneurs militaires, l'armée algérienne peut-elle éviter un désastre à l'irakienne ?Sur le plan politique tout comme sur le plan économique, le jour d’hier fut un jour triste et le sera pendant longtemps.

Les médias y ont d’abord rapporté une nouvelle déprimante pour l’économie nationale. La valeur du Dinar a poursuivi sa dégringolade. Il a atteint sa plus basse valeur face à l’Euro, monnaie des pays démocratiques où les services secrets ne font pas de l’antiterrorisme un cheval de Troie pour répandre leur influence et imposer un dictat.

Hasard ou pas, ce même jour, au lendemain d’un article mémorable d’El Watan qui fait de l’état-major de l’ANP une bande de calomniateurs, de comploteurs et les met en garde — L’allusion à l’aggravation du climat délétère n’avait pas d’autres sens — contre le jugement du général Abdelkader Aourab, la rue apprend, abasourdie, la libération du-dit général . Les charges retenues par le tribunal militaire étaient telles que l’ancien bras de Rab Dzayer risquait la peine de mort. Du jour au lendemain, sans trompette ni tambour, il se retrouve libre comme un oiseau. De la folie et une honte. On peine à croire que l’état-major chargé d’une mission nationale de premier ordre qui y va de l’existence de l’Algérie, peux s’adonner à des fricotages mesquins et des pratiques de bas-fonds. Le général Hassan a retrouvé sa liberté, mais à quel prix. La dignité de l’Algérie poursuit sa dégringlade.

Personne n’est dupe. Au-dela des frictions claniques, des conflits de personnes, l’armée se débat et gère au mieux la présence du tout puissant général Mediène qui peut faire très mal tout en se faisant passé pour un héros. La raison d’État se passe de logique et de loi. Mais les bafouer sans en mettre les formes, sans éviter de donner l’image d’une République bananière coûtera cher au pays. L’honneur et l’intégrité de l’armée viennent de recevoir un coup rude, la crédibilité de son tribunal militaire aura, elle, à l’instar du Dinar, connu son plus bas niveau en temps du général de corps d’armée Gaïd Salah.

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A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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Un commentaire pour Les hussards, le Dinar et les bas niveaux

  1. Mohand Oukaci dit :

    La valeur du Dinar reflète la valeur des gens,les civils et les militaires, qui nous gouvernent. C’est très instructif et à plus d’un titre.

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