Benhadj, Benaoum et Mazrag et la culture de la hargne

De la violence du discours à la violence tout court

commandos islamistesLes militants du FIS, les plus actifs sur les réseaux sociaux et à un degré moins sur le terrain, continuent de porter dans leur cœur les germes de la violence et de la haine. Des années après la fin de la décennie noire, ils vocifèrent, enragent et entretiennent le feu de la guerre.

Par des sophismes, des discours enflammés, une démagogie religieuse par trop spécieuse, ils se bernent tout fier de leurs illusions. Ils trottent d’un pas résolu vers le délire et le paradis du chaos. Une fois dedans, ils étalent d’un vif plaisir leur grand savoir sur le quoi et le pourquoi de la merde (il n’y a pas d’autre mot) où ils ont mis leur peuple et leur pays. Ils n’y sont pour rien, tout est écrit et tout est volonté de Dieu.

De sa prison, le gourou de la mouvance, le maître de la rhétorique et de la harangue, le grand pyromane avait donné le ton, il y a un bail. « Je ferais ce qui me semble bon pour vous, ô peuple, dussé-je être pendu. » tonna-t-il. L’écho du maquis d’alors répondit : « Alayha nahya wa Alayha namouuuuut (Nous vivons et nous mourons uniquement pour elle ) » En clair, pour l’islam et la charia, nous décapitons et nous brûlerons tout. Tout est dit et tout est tranché dans ce slogan. Ils coupent court à tout bla-bla-bla. La vie qu’Allah leur a fait don précieux ne leur appartient plus, ils la mettent à la disposition du gourou qui, lui seul, leur montre la voie à suivre et quoi faire et quoi ne pas faire jusqu’à la tombe. C’est lui qui dira s’il faut vivre et quand ils doivent mourir.

Si un djihadiste pouvait être météorite, son chemin sur terre, sera un brasier fulgurant et sa disparition, au fond d’un immense cratère. Un immense dégât parmi sa famille, ses proches et dans son pays. Il ne connaît pas un autre moyen autre que la terreur pour se remarquer et gagner les cœurs. Il lui faut la violence dans le discours, de la rage de montrer les flammes de la langue, la puissance des muscles, les grincements des dents et le visage transfiguré par la haine. La culture de la provocation et du faire peur. Rien de pareil pour assouvir sa soif de grandeur et de gloire. Hanter les esprits, les dominer et enfin les manipuler à tire-larigot. Alayha nahya wa allayha namouuuuute. Il faut le scander haut et fort, harrek el mermita (brasser dans le chaudron), faire le fauve farouche prêt à bondir.

L’un d’entre eux, un membre de Rachad (sauf erreur) parlant en son nom, annonce sur sa page Facebook sa fierté d’avoir pris les armes contre « le régime impie. » Impie ? Tout de go ? Révélation, décret divin ? Non, simplement la haine et la vengeance. La contre-diabolisation pour justifier les crimes. Peut-on humainement sentir une fierté d’avoir tué des Algériens sous prétexte que le pouvoir a volé la victoire d’un parti politique ? Quelle est cette religion qui tue des frères, des voisins, des concitoyens, les décapite, endeuille leurs familles et laisse des centaines d’orphelins sur la route de la déchéance? La quête du pouvoir justifie-t-elle la tragédie ? Le pouvoir ou le chaos, version islamiste ? Les faibles d’esprit et les esprits criminels n’ont pas de scrupules à opiner de la calotte.

L’autre, de sa petite tribune sylvestre, dans un discours hystérique, fulmine contre les forces « du mal » qui tenteraient de s’interposer entre lui et le parti qu’il veut créer. Rien ne le dissuada du spectacle lamentable de l’homme enragé auquel il s’est livré. Devant un auditoire barbu acquis et une caméra porteuse de défi à qui de droit, l’air menaçant, yeux torves et coups de poings sur la table, il jure que son parti verra le jour même s’il faut que le ciel tombe sur l’Algérie. Pour être plus convaincant, dans un ultime geste ridicule, il mordit la langue. Il manquait à la panoplie du fou parfait, la bave.

La Lettre d’Ali Benhadj :

L'appel à la guerre d'Ali Benhadj

La fierté d’Ablallah Benaoum, un de ses milliers de combattants volontaires:

Rachad Abdellah Benaoum et fièrté du GIA

Le discours incendiaire et théâtral de Madani Mazrag :

https://youtu.be/kMK4f9OgfNg

https://elergechergui.wordpress.com/2013/12/07/le-danger-dali-benhadj-et-du-fis/

A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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Un commentaire pour Benhadj, Benaoum et Mazrag et la culture de la hargne

  1. anonymous dit :

    ceux qui vociferent le plus ne sont pas forcement ce que l’on croit, la preuve par la marmitta et les illusions
    http://www.smh.com.au/national/australian-is-jihadist-is-actually-an-jewish-american-troll-20150911-gjk852.html

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