L’article 25 de la Constitution en ligne de mire pour renforcer la primauté de la présidence sur l’armée

 La nouvelle mission du pouvoir: Déconstruire le «toufikisme tentaculaire»

DRS en AlgérieLa chute de Rab-Dzayer n’a pas fini de travailler en profondeur l’État et la société algérienne. Des bouleversements politiques et psychologiques commencent à peine de s’opérer sur tous les plans. Du côté de la classe politique, la plus touchée, a été littéralement atterrée par le départ de leur parrain. Des partis politiques et non des moindres vivent dans une prudente expectative, un flottement absolu. Ils tentent de résister à la lame de fond qui se profile dans l’horizon,  font profil bas et ne braillent plus. Le classe politique en cours de rééquilibrage se redessine sous le pinceau d’un nouveau pouvoir.

La presse pour sa part éprouve la même inquiétude. À part Hafid Derradji qui brûla stupidement ses cartouches et mit en péril sa chronique dans TSA, aucun journal ne s’est offusqué sur la manière dont le pouvoir triomphant a mis au rebut l’ancien patron du DRS. Partout, motus et bouche cousue.

Ce constat, fort répandu et goulûment commenté dans les réseaux sociaux, s’est confirmé par les confidences d’une source proche de la présidence. Préférant garder l’anonymat, l’homme a confié ses observations au journal Algérie 1 qui, lui-même, traîne la réputation de rouler pour le clan présidentiel d’où l’importance probable des confidences. Un de ses propriétaires, dit-on, serait un ex-conseiller du président Bouteflika. À ce titre, en passant, Algérie 1 va peut-être prendre le relais d’El Watan…
La même source a mis en relief l’incongruité de la dualité du pouvoir qui a conduit à cette division politique dommageable pour l’unité du pays. Des partis, des journaux ont été créés et manipulés, des journalistes inféodés pour modeler le champ politique en avant comme en aval. Il existe une armée d’orphelins qui, ironise-t-il, chercheront aujourd’hui un autre protecteur. En cause de cette mentalité, il pointe l’ingérence illégale de l’appareil sécuritaire dans la vie publique. Un fait qu’il appelle le toufikisme tentaculaire.

Il finit par évoquer les intentions du président sur cette question sensible. Il veut mettre fin à cette anarchie qui serait due selon lui à une ambiguïté que cacherait l’article 25 de la Constitution. Selon lui, cet article sera amendé aux fins de séparer les pouvoirs civils et militaires et restituer à la présidence l’entière souveraineté avec toutes ses prérogatives constitutionnelles.

http://www.algerie1.com/actualite/toufik-laisse-derriere-lui-une-armee-dorphelins/

A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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