Saïd Djaâfer au CPP : La nomination de Bachir Tartag annonce des jours sombres en termes de répression

presse CCP 16 09 2015La rentrée du CPP a démarré sur les chapeaux de roue. « La nomination de Bachir Tartag annonce des jours sombres en termes de répression » a été choisi pour inviter les visiteurs du blogue à regarder la dernière édition du CPP axée exclusivement sur l’évènement capital du départ du général Mediène et le rééquilibrage attendu au sommet du Pouvoir.

D’autres titres tout aussi épouvantables pouvaient résumer ce débat exceptionnel.  On peut citer en vrac la phrase étonnamment hardie du journaliste Adlène Medi  à savoir « la restructuration ou démembrement du DRS est une opération déguisée pour effacer la scène du crime », faisant allusion aux crimes contre l’humanité que le DRS traîne comme un boulet. Ce toupet et cette liberté de ton sur une sujet tabou n’étaient pas, hélas, tangibles dans ses écrits à El Watan. Parce qu’on peut gloser sur cette phrase terrible et on aboutit à des choses énormes.

On peut encore citer Saad Djafar quand il dit « Les gens doivent savoir vivre sans le DRS ». Kadi Ihsan quant à lui signe et persiste sur ce qu’il a dit dans son fameux Tweet. Il laisse entendre qu’aux postes sensibles, Bouteflika choisit les hommes les plus vulnérables, dont le passé est le plus catastrophique. Il fait allusion à Bachir Tartag et d’Ahmed Ouyahia. Ces choix seraient, selon le journaliste, une façon commode et diabolique à Bouteflika pour contrôler son personnel…

Akra Krief rectifie le tire et tempère les excès sur le sens à donner aux changements intervenus au DRS et reste circonspect sur l’avenir. Le déploiement de l’important dispositif sécuritaire dans les rues d’Alger ne lui dit rien qui vaille. Enfin, toujours téméraire dans ses analyses, Abed Charef s’en tient à une idée peu partagée : le général Mediène aurait lui-même décidé de passer le relais et les changements du DRS se sont déroulés sous sa houlette ou avec son entière bénédiction.

En résumé, un débat riche et, une fois n’est pas coutume, serein de bout en bout. Il manquait le respect des victimes. Mais, ça, c’est une autre histoire

A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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