Question sur le militantisme politique d’Ali Benhadj et consort

Missionaires d'Afrique Pères blancsQuelle différence existe-t-il entre la charité des missionnaires auprès des pauvres des pays pauvres, en Kabylie, etc., et le militantisme politique d’Ali Benhadj en Algérie?

Réponse : Aucune.

Dans la manière de s’infiltrer dans une société, ils partagent tout. La compassion, la solidarité et la lutte contre les Benhadj en treuillisinégalités et les injustices. Les deux jouent aux samaritains, les chevaliers de la justice. Mais à quel prix ? Les deux veulent conduire l’âme des victimes d’un régime despotique vers un autre régime despotique dominé par la terreur de l’épée, vers un territoire qui n’a pas de rapport avec le quotidien de la  population. Les deux se servent des injustices et des souffrances des laissés-pour-compte pour instaurer un ordre  revendiqué par une partie de la société. Une infime partie qui gonfle, se multiplie au fur et à mesure qu’ils gagnent du terrain. Aujourd’hui, roublard, monsieur Benhadj (le titre de monsieur, au lieu de «cheikh», tout aussi respectueux de sa personne, lui redonne sa dimension prosaïque, du vis-à-vis et le dépouille de son moyen de manipulation)  se ravise de remontrer toutes ses cartes. Les points dangereux de son idéologie sont soigneusement mis en veilleuse. Il attend le moment propice… Une grosse pilule, mais à petite dose.

Le Coran, grand moyen de séduction, fait des ravages chez les ouailles. Il utilise le Coran comme s’il en est le dépositaire, l’élu de Dieu. Dans l’imaginaire des barbus qui le suivent, ce que dit Benhadj viendrait directement de Lui. «Dieu va vous châtier, vous êtes responsable individuellement autant que vos supérieurs», a-t-il tonné à l’adresse des forces de l’ordre qui l’empêchaient d’organiser une marche à Alger, vendredi passé. Ce genre de menaces utilisées comme arguments politiques, n’est pas rare chez lui.  Lui qui un jour disait des militaires, dans un discours célèbre filmé,  « y’khawfou fina!» (ils veulent nous faire peur).

Une fois le prédicateur islamiste, déguisé en militant politique ou l’inverse, couronné de succès, les habitants regretteront l’ancien ordre où ils subissaient l’injustice… La situation des Syriens et les Libyens faisant foi.

A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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2 commentaires pour Question sur le militantisme politique d’Ali Benhadj et consort

  1. Amar Bouzwar dit :

    «Dans l’imaginaire des barbus qui le suivent»

    Oui mais il y a des non-barbus qui le suivent aussi. Je pense qu’il faut arrêter de criminaliser et de diaboliser la barbe.

  2. Mohand Oukaci dit :

    En tant que témoin de l’histoire de l’Algérie contemporaine et je suis originaire de la grande kabylie , je vous fais savoir que les missionnaires chrétiens français, ceux qu ‘ on appelait à l’ époque de notre adolescence les pères blancs et les soeurs blanches et qui se considéraient comme Algériens et Algériennes à part entière ont contribué principalement à l’éducation des Algériens en construisant des écoles mais aussi des hôpitaux de campagne pour soigner les moudjahidine blessés lors des accrochages. Le colonel Amirouche , le lion du Djurdjura était l’ami des pères blancs car il voyait en eux par leur neutralisme politique et leur humanisme vis-à-vis des combattants de l’ALN qu’ils soignaient, des alliés à la Révolution.Comme l’ont fait les moines de Tibhirines durant les années 1990 pour les terroristes bléssés.Les missionnaires chrétiens français ne faisaient pas de prosélytisme, il y avait juste des enfants orphelins qu’ils avaient recueillis à bas âge qui se sont retrouvés à leur majorité des chrétiens comme Marguerite-Taous et Jean Amrouche célèbres écrivains, Smail Mahroug ancien ministre des finances du président Houari Boumediène.Les kabyles dans leur majorité sont attachés à leur religion musulmane, ils ont construit une mosquée dans chaque village, et ils s’étonnaient quand ils apprennent que tel ou tel kabyle est chrétien. C’était tellement une quantité négligeable que personne ne voulait prendre en considération.Quant aux musulmans d ‘hier et d’aujourd’hui, ils n’ont pas fait le centième de bienfaisance au peuple algérien par rapport à ce que les missionnaires chrétiens français ont fait pour les Algériens qu’ils considéraient comme leurs compatriotes. Les missionnaires chrétiens en Algérie qu’ils soient français, espagnols, italiens, portugais ou autres n’ont jamais soutenu le colonialisme français. Ils étaient tous intégrés et en symbiose avec le peuple algérien. Les imams musulmans se contentent de faire des prêches et des discours dans leurs mosquées depuis des siècles mais qui n’ont aucune prise sur leur société.C’est à l’image de quelqu’un qui verse de l’eau sur du sable, il n’ y a aucun espoir de récupération. C’est peine perdue.

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