Le général Benhadid, tortionnaire attitré, souhaite un sursaut populaire…

Général Hocine Benhadid1Le général Benhadid, par son aigreur contre Saïd et le général Gaïd Salah, a mis le doigt dans l’engrenage. La machine s’est emballée et l’a happé en entier. Le hachage et le saucissonnage en cours ne vont plus s’arrêter avant qu’ils ne le rendent en lambeaux. Politiquement, il est fini quoique ses quatre vérités, fracassantes, n’iront pas dans le vide. Après tout, Benhadid savait que le terrain politique est miné, que les dés sont pipés et que le pouvoir peut se payer des milliers de nouvelles plumes vénales et des harkis flambant neufs. Les antichambres du président tout comme celles de l’armée ne désemplissent jamais.

Facteur aggravant, le général Benhadid n’est vraiment pas outillé pour affronter un chat. Le niveau intellectuel zéro, élocution zéro, caractère zéro et sens politique à la hussarde désastreux. Un simple article d’Algérie 1, journal numérique en passe de prendre la place des journaux chevillés à l’ex-DRS — un monde apparemment en deuil noir après la chute brutale du dieu —, vient de le pilonner avec des ogives à faire détruire des bunkers. Inutile de reprendre l’orgie d’insanités déversées contre lui. L’article qui pourtant brille par un niveau intellectuel et rédactionnel lamentable — n’est pas Salima Tlemçani qui veut… — a suffi pour faire de lui… un légume. Avec autant de tares et d’histoires, on se demande comment le clan des généraux « dissidents », qu’on imagine, tous, éradicateurs formés à la bonne école de Rab-Dzayer et de Mohamed Lamari, a pu prêter le flanc avec du toc. Mandater Benhadid, un picoleur invétéré, aux états de services passables, pour attaquer les nouveaux maîtres de l’Algérie, ce n’était pas sérieux. De deux choses l’une : soit le général Don Quichotte est seul et parle au nom de fantômes, soit que, derrière lui, le niveau culturel est aussi élevé que celui de la tourbe.

Les observateurs s’attendent sans surprise qu’il en sort fichtrement démoli. Dans quelques jours, il n’aura plus qu’une seule envie : se faire oublier, plonger dans le monde du néant. Telle est la fin misérable de tous les hommes et les femmes qui, moyennant un subside, ont accepté de servir le pays sous le label «harki du système».

Tout est extraordinairement rare ces jours-ci. Les astres se sont ligués pour nous présenter ce soir, une lune au taquet. Elle tombe à son périgée et passera dans l’ombre de la terre. En clair, elle sera géante, sanguinolente, affirment les spécialistes. Et comme si cela n’est pas suffisant, elle nous effrayera pendant un long moment avec son éclipse. En politique ce phénomène, par une étrange coïncidence,  survient au moment d’une mutation de régime des plus scabreuses. Les hussards d’hier y ont perdu les étriers et, sans espoir de retour, ils se recyclent dans la démocratie…

La piteuse prestation de Benhadid a atteint le comble quand, au fond de son insupportable déréliction, il ne trouva pas autre moyen de se soulager que de tremper dans le cynisme crasse. Le général rosse se montra démocrate et eut une pensée au peuple… « Ah ! oui, regrette-t-il, le problème c’est le peuple (il se laisse faire). Si le peuple se réveille… (se soulève contre la bande à Saïd) …». Lui qui dans le même entretien a fait allusion au passé noir de Tartag sans trop s’y attarder, caresse l’espoir du soulèvement populaire!?

Vraiment, pris comme des rats, les éradicateurs ne savent plus à quel saint se vouer après la chute de leur « chef de file ». Arrivé à ce stade de fourberies des maquignons, on comprend que les carottes sont cuites pour eux. Quel homme sensé accordera-t-il crédit aux généraux sanguinaires qui veulent incarner aujourd’hui, les nouveaux bons apôtres du peuple? Si le peuple exauce leur vœu ardent, des épaves du DRS seront les premières à applaudir et les premières… à sévir. Rien n’est plus envoutants pour eux que les troubles et l’instabilité politiques. Ils en profiteront pour reprendre du service. D’ailleurs, la bande à Saïd est du même tonneau. Pour des raisons obscures, elle a placé un épouvantail à la tête du DRS. «La nomination de Targtag annonce une politique de répression», prévient un journaliste chevronné. Si le peuple se révolte, les coups de battoirs violents s’abattront derechef sur le lui et les ex-picoleurs du MDN comme ce général à la  dérive, planqués dans leurs maisons cossues, ne seront pas là pour le défendre ni même compatir à son malheur…

http://www.algerie1.com/actualite/les-jappements-feroces-dun-pietre-general/

A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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Un commentaire pour Le général Benhadid, tortionnaire attitré, souhaite un sursaut populaire…

  1. abou manar dit :

    Effectivement c’est un homme de fer,comme son nom l’indique.bien que son Dieu a été lynché politiquement,et peut être physiquement(on ne sait rien!),il n’a rien à dire sauf,sauver sa peau,avant que sonne le glas.
    pour les éradicateurs de tout bords,c’est le début de la fin(just like starting over NDLR Lennon).mais certains d’entre eux,comme Tlemçani,….., et surtoutt les rédacteurs en chefs des torchons qui nous ont pourris la vie,pendant prés d’un quart de siécle(Fettani,Belhouchet etc….),ne croient plus que leurs tours est venu.et qu’il est temps de mettre fin à leurs hégémonie sur les médias et le mensonge qu’ils véhiculent..
    de toutes les façons,il ne reste pour eux que le choix des harkis et pieds noirs,en 1962:le cercueil ou la valise,en direction de leurs chere maman FAFA

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