Les fracas de Benhadid : Le MDN dans ses petites godasses

L’ivrogne et le renard

Saïd Bouteflika1

Algériens, bonjour ! Ça va chez vous ? Je veille sur votre président et sur le grain…

Les médias ont apporté ce matin une « demi-information » d’une importance relative. Elle peut conduire vers une situation grave comme elle peut finir dans au rébus, s’entasser avec les myriades petits bruits de même nature. La justice militaire examine sérieusement la possibilité de poursuivre le général Benhadid pour atteinte à l’unité de l’armée nationale, incitation à la désobéissance et diffamation. Ces accusations ont deux autres noms : la haute trahison et la pendaison.
On ne doute guère qu’au Tagarin on est sur le pied de guerre après le bombardement violent de du général Benhadid. Ils ont été drôlement secoués0.  Le silence équivaut à un suicide. Il ne fait aucun doute que du MDN et le général Gaïd Salah en particulier, principal pilier de la bande à Saïd, de son système et de ses réformes historiques, veut tailler en pièces un pion gênant, que leur volonté de faire table rase du lourd héritage de Rab-Dzayer est une priorité absolue, mais…, mais que faire devant un général ivrogne pris par un besoin irrésistible de brailler et cracher des flammes. Comment l’arrêter, le juger sans y perde des plumes.

Le général Benhadid  appartient à la maison et conserve sûrement des amis. il les connaît et connaît leur points faible. Le juger comporte un grand risque. Le tribunal se transformera en boîte de Pandor et en une buanderie où tout le sale linge militaire sera étalé à la place publique. Benhadid sera flanqué de ses avocats qui s’en délecteront de chaque mot qu’il prononce. Poussé dans ses retranchements, il balancera de graves secrets, de sales affaires… Il a donné le bout du tuyau sur le passé de Gaïd Salah. Toute l’armée risque d’en pâtir. Alors, comment bâillonner un ivrogne sans lui donner l’occasion d’étaler les scandales ? Telle est la question qui est posée au tribunal militaire…

Une autre information en lien avec ce point sensible apporte la réponse. Comme Saïd est un petit renard, sorti de l’école d’Abdelaziz Bouteflika, il n’est jamais à court d’idées. Il compulse dans manuel de survie de son grand frère toujours dans les vapes. Le remède miracle exige de concocter un procès rapide à Benhadid sous des chefs d’inculpation sans liens avec l’armée. Passant et repassant l’entretien, il tombe sur les « calomnies » de Benhadid contre Haddad, le richissime homme de main de Saïd. Il ne l’avait pas oublié dans sa canonnade. Le patron des patrons a été imposé à la tête du FCE par Saïd.

Allo ! Ali ? On a besoin de toi… Vite, laisse tomber tout et amène-toi. Quelques heures après, les journaux mettent en ligne : le FCE et Ali Haddad portent plainte contre le général ivrogne de Rab-dzayer. Démerde-toi avec lui…

Au Tagarin, des oufs et des ah ! fusèrent dans tous les bureaux. Ils feront tout pour que la  combine de Si Saïd fonctionne. Le frère de Saïd non seulement il a la suite dans les idées, mais il ne les réalisent pas à moitié. Hier il a choisi son nouveau Procureur de la république, un magistrat qui déjà fait ses preuve… Nommé responsable de la commission de contrôle des dernières élections, il n’a vu que du feu.
Affaire à suive :

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Un commentaire pour Les fracas de Benhadid : Le MDN dans ses petites godasses

  1. Amar Bouzouar dit :

    El watan continue de souffler l’apocalypse après l’évincement de son chef spirituel: (voir ces Unes)

    (La Une du 26.09.15)
    –Des personnalités interpellent les autorités : Colère et inquiétude
    «Trois personnalités — un ancien général de l’ANP, Hocine Benhadid, un ancien ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia, et l’homme d’affaires Issad Rebrab — ont dressé, quoique séparément, un constat sévère de la situation politique et économique du pays où se mêlent colère et inquiétude.»

    (La Une du 28.09.15)
    –Sid-Ahmed Ghozali : «Je crains l’effondrement généralisé de l’Algérie»

    L’autre clan continue son plan, maintenant on commence l’attaque des représentants affairiste du clan en décadence, ceux qui ont ont bâti leurs fortunes durant les années de sang avec la complicité des putschistes.

    Dans la presse:
    1) Bouchouareb accuse Rebrab d’avoir surfacturé de vieux équipements destinés à l’Algérie.
    2) Haddad défend Bouchouareb et désavoue Rebrab.

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