Rab-Dzayer scandalisé par la fortune du général Smaïn!

Le président n’a pas décidé la mise à la retraite du général Mediène

smain lamariAvec tous les squelettes, innombrables, dans le placard et les secrets d’État et d’alcôve à faire trembler un pays, on pensait qu’il déposerait sa chique et se planquer dans une tour d’ivoire où il ne donnera plus signe de vie. Que non ! Lui, il est d’une autre trempe. Il ne veut pas donner l’impression d’avoir des crimes à cacher. Qu’il ne suivra pas l’exemple de son premier patron, Abdelhafid Boussouf, qui s’éclipsa sans retour de la vie publique la queue entre les jambes. Lui, la grosse boîte noire qui a fait courir à perdre haleine le monde entier, la langue le démange, il dira ses « quatre vérités » quand il le jugera nécessaire. En passant, il montrera de quel bois il se chauffe. Le monde, les observateurs et les historiens n’en demandent pas plus, il sont tout ouïe. Chaque mot qu’il prononce vaut son pesant d’or.

Quelques semaines après sa destitution, le général Mediène distille ses premiers secrets inavouables. Sans passer par les sempiternelles sources anonymes de Salima Tlemçani… Du coup, il s’expose à l’opinion et dévoile peu à peu le fond méandreux de sa personnalité opaque. Attention, il n’arrive pas du paradis, il ne se révélera jamais sous son vrai jour. Pour les mea culpa et vérité, on peut attendre sous l’orme. Dans tout ce qu’il a raconté ou racontera par la bouche d’une personnalité connue, il y aura toujours à boire et à manger, du vrai sera enrobé de la poudre aux yeux ou l’inverse. La prudence est de rigueur.

Général Toufik Rab DzayerSes premières confidences, il les a confiées au député islamiste Hassen Laribi qui les transmit toutes chaudes à un journaliste d’El Hiwar. — exit El Watan — L’ex-Rab-Edzayer confirma sa destitution, il ne pouvait pas se dresser, lâcha-t-il, contre une décision portant le sceau présidentiel. Une façon de dire qu’il a quitté son poste à contrecœur et que la décision n’est pas venue du président. Aussi il démentit le pèlerinage et la rencontre de Saâdani. Et enfin, il dévoila un secret à faire retourner dans sa tombe le général Smaïn ! Le général Mediène dit avoir été «surpris» de la fortune considérable amassée par son ex-bras droit… Un soupçon de déception et de sentiment de trahison le traversent. Affectés ou sincères, on le saura peut-être jamais. Smaïne se gavait et se pourléchait les babines dans son dos… Cette confession a le parfum d’une très grave accusation de corruption. En fait Rab-Dzayer vient de confirmer une réalité que les journaux soldés ne révélaient jamais : outre sa réputation de maison de monstres et de criminels, le DRS, l’appareil qui a trié sur le volet les hauts fonctionnaires de l’État avant Bouteflika, a été le premier foyer des grands truands de l’Algérie.

http://elhiwardz.com/?p=28576

El Hiwar Médiène Laribi

A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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Un commentaire pour Rab-Dzayer scandalisé par la fortune du général Smaïn!

  1. cherif dit :

    L’interview de Hacene Aribi, ‘député’ du parti FJD, le mercredi 12 août 2015, par TSA, ensuite, ses déclarations rapportées par le quotidien ‘El-Hiwar’ en ce début d’octobre, concernant sa rencontre avec toufik, après son éviction, m’interdisent de passer sous silence, les errements et inepties de cet imposteur.
    Ce qui est connu de tout le monder est que hacène aribi, appartient au parti FJD, de Cheïkh Saad Abdellah Djaballah.
    Mais ce qui est beaucoup moins évident et qui fait dérober le sol sous mes pieds, c’est de découvrir avec effarement, que aribi, est un admirateur patenté de toufik et du drs.
    Pour l’anecdote, Cheïkh Djaballah, fut victime d’un titre hold-up. Le premier, c’est lorsque les voix obtenues par son parti Ennahda, furent divisées par 2, sur ordre du drs, lors du simulacre d’élections législatives de 97. Le second, c’est lorsque ce même parti, lui fut confisqué. Le troisième, c’est de récidiver, en le dépossédant, du parti El Islah. A défaut d’une élimination physique, l’association de malfaiteurs que constitue le drs, décida de l’éliminer politiquement en le privant de ces deux partis, pour qu’ils soient attribués aux renégats.
    Rappelons que l’un des rarissimes (deux ou trois), partis politiques encore crédibles et intègres, après le coup d’Etat de 92, fut celui d’Ennahda, qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas.
    1- A propos de l’interview :

    Maintenant, revenons à ce qui tient lieu d’interview. Si les questions furent au nombre de six, l’obsession de ce ’député’ était de parvenir à la dernière, où il attribue l’attentat sanglant de Aïn- Defla, à la réduction des prérogatives et à l’affaiblissement des ‘Services de renseignements’.
    En recourant à ce procédé funeste, ce ‘député’ coopté, tente vainement et ‘déshonnorablement’ (désolé pour ce néologisme), d’escamoter l’œuvre de destruction massive perpétrée par le chef de bande toufik et ses mercenaires, tartag, aït ouarabi, djebbar et autres. Il faut être sincère et dire, à leur décharge, que le succès de leur entreprise fut et demeure retentissant.
    Tout le pays est mis en couple réglée. Il est répandu que le drs, est l’Etat dans l’Etat. Au risque de déplaire ou d’interloquer certains compatriotes, le drs, est bien l’Etat (ou plutôt, le non-Etat). Le maillage de la société et de l’ensemble des structures de ce qui fait office d’Etat, est total, imparable et ‘impeccable’. Rien, mais absolument, rien n y échappe.
    Curieusement, c’est lors de cette période, la pire, depuis 62, que tous les phénomènes qui minent jusqu’aux fondements de la société, ont pris naissance et amplifiées de façon exponentielle, avec, en apothéose, les enquêtes d’habilitation, qui permirent aux plus nuls et aux rebuts de la société, de s’emparer de l’essentiel des leviers à tous les échelons.
    Même s’ils sont multiples et variés, je cite ci-après, les phénomènes les plus dévastateurs, en sus des enquêtes d’habilitation évoquées ci-dessus :
    1-Les disparitions massives, les exécutions extrajudiciaires, les tortures systématiques, le recours à la terreur de masse, à travers les kidnappings et la mise en place de lieux de détention secrets, dont on ne connait ni le lieu, ni la durée de la séquestration dans des conditions abominables, ni l’espoir d’en sortir un jour, vivant (l’auteur en connait quelque chose).
    2- la négociation, par voie d’allégeance ou en monnaie sonnante et trébuchante, des postes, grades et maintien en activité, dans ‘l’Etat’, l’Armée et tout particulièrement, au sein du drs.
    3- Le proxénétisme au profit des chefs voyous, à l’occasion de quoi, les rabatteurs s’en servent à satiété et bénéficient même, d’ascensions fulgurants dans leurs carrières.
    A ce propos, l’appât de la chaire fraiche est si irrésistible que même ceux qui se prévalent en toute indécence, du titre de hadj, y succombent. Mais il ne faut surtout pas crier au scandale quand j’évoque avec beaucoup d’assurance, l’existence de hadj imposteurs, infidèles, incestueux, pédophiles, affairistes et pire encore.
    4- La corruption est le domaine où excellent le mieux, en particulier, les officiers supérieurs délinquants, qui sévissent à travers les postes occupés dans les différents rouages de ‘l’Etat’ (à l’intérieur du pays, comme à l’étranger), dans les structures de l’Armée, au sein des Wilayas, et auprès des chefs d’entreprises privées, petites ou grandes. La cupidité les pousse à prélever leur part, même auprès des marchands de poisson présents dans les pêcheries et de ceux exerçant dans les marchés de gros, sous peine d’accusation de soutien au terrorisme ou n’importe quel autre prétexte fallacieux.
    Que hacene aribi veuille s’en prendre à bouteflika et à ses affidés, en descendant en flammes, gaïd salah, c’est son problème…..de conscience, si tant est qu’il en ait une. Mais la moindre des pudeurs, c’est de procéder par priorités et de façon méthodique, quand il s’agit de déterminer les plus grands périls qui pèsent sur le pays et le peuple. Et à ma connaissance, toufik, ses hommes de main et son objet fétiche, le drs, étaient bien là, 10 ans avant l’arrivée de bouteflika et sa smala. Les œuvres maléfiques et criminelles, tous azimuts, du drs, tel que rappelé plus haut, à titre non exhaustif, crevaient les yeux dès le début de la décennie 90, en allant crescendo.
    Quant à mon raisonnement, somme toute, très terre-à-terre, il coule de source que dès qu’il sera terminé avec le cancer du pays (qui est toufik et ses adorateurs), le danger collatéral est beaucoup moindre et il tombera comme un fruit mûr ou se décomposera comme un fruit pourri, qui lui, est biodégradable.
    Si un jour, il devait y avoir un procès aussi retentissant que celui de Nuremberg, ce serait à coup sûr, celui du règne de toufik et du drs. 25 ans de règne de la terreur, c’est beaucoup plus que le règne d’Hitler, de Pol Pot et des génocidaires du Rwanda, tous réunis.
    2- Concernant les confidences de toufik à hacene aribi :
    Ce qui me frappe le plus dans ces aveux, c’est la contradiction flagrante de toufik concernant la corruption. Jugeons-en, à travers la transcription littérale en arabe, d’un extrait de ces déclarations إلا أن توفيق حرص على القول أنه لم يتستر على أي موظف أو ضابط في جهاز الأمن من المتورطين في الفساد. Et juste après, voilà qu’il ajoute وذكر توفيق من الأمثلة انه لم يكن يعلم بحجم الاستثمارات التي يملكها المرحوم الجنرال إسماعيل، إلا بعد وفاة الأخير عندما استنجد ابن إسماعيل به، لوقف المضايقات التي يتعرض لها مصنع الأدوية الذي يملكه المرحوم الجنرال إسماعيل في العاصمة، وهنا يقول الجنرال توفيق أنه ذهل بمعرفته حجم استثمارات الجنرال إسماعيل
    Pour un homme qui régna en maître absolu sur les Services, durant ¼ de siècle, tenir des propos diamétralement opposés presque dans une même phrase, est plus que troublant. Au mieux, cela renseigne sur sa légèreté et son immaturité avérées. Au pire, il souffrirait d’une grave pathologie (amnésie ou maladie d’Alzheimer).
    Outre le cas édifiant, révélé inconsciemment, concernant la fortune de ‘Hadj Smaïn’, l’insolence et le délire que toufik affiche, en prétendant confondre tout élément auteur de malversations ou de corruption الفساد, est le pire des mensonges. Le pourrissement (qui est pour moi, la traduction la plus appropriée du mot فساد) a, de toute évidence et de tout temps, un lien pathologique avec le drs. C’est son trait caractéristique. Le pourrissement est congénital et consubstantiel, aux ‘Services’.
    Ce que toufik feint d’ignorer ou de faire accroire et que aribi fait semblant de rapporter sincèrement et fidèlement, c’est que des mutations, promotions dans le grade, maintien dans le poste ou le maintien en activité, au sein même des Services, tout cela, se conclue, au mieux, au prix d’allégeance et de soumission, et au pire, en contrepartie de sommes d’argent. Ces pratiques mafieuses se faisaient au nez et à la barbe de toufik, dans l’enceinte même de la dcsa, dont les bureaux sont situés juste au dessus de ceux du tout puissant et insoupçonnable, ‘Monsieur Propre’.

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