Tartag flatté, Benhadid vanté, les journalistes de salon exhalent leur effluve

Presse Hmida LayachiSaad Bouakba

Quand je lis les journaux, je comprends pourquoi les Algériens sont colonisables, massacrables et torturables à l’envi. Ils adorent les bourreaux, ils les bichonnent, les entourent de tous les halos de la gloire et de la sainteté. Plus un bourreau se montre tyrannique, plus notre sympathie et amour pour lui augmente.

Rien à faire, le cas est sans espoir. Les changements de palais en cours, au sommet de l’État, n’ont changé rien dans la mentalité de la plèbe ou de leur médiocre représentant. Les journalistes par exemple, interface entre le pouvoir et le peuple, nos yeux et nos bouches, n’ont pas tiré parti de cette occasion délicate, un véritable passage à gué, pour s’émanciper et imposer leur propre pouvoir. La soumission aux généraux et le mépris de leurs victimes ont la vie dure dans ce milieu « intellectuel ». Les Tartag et Benhadid et tous les généraux criminels n’ont rien à craindre dans le nouveau système. Ils n’ont pas perdu leurs admirateurs. Même que certains de ces derniers n’ont plus de honte à le montrer… Signe indéniable de la supercherie de la « révolution de velours ».

Le mal incurable affecte tout le pays. Le DRS de Rab-Dzayer et sa propagande massive et binaire a eu raison… de la raison. Le paysage politique et social qu’il laissent derrière eux mettra plusieurs générations pour retrouver un semblant de la nature humaine.

Dans le pays des 200 000 morts et des 20 000 disparus, le « grand » Bouakba d’El Khabar, s’afflige dans sa dernière chronique de la détention du général Benhadid. Un homme de grande valeur, selon lui. Dans cette chronique au ton idyllique, le doyen, sinon futur doyen, du journalisme algérien montre son vrai visage, celui d’un proche des généraux pour qui les laissés-pour-compte comptent pour des prunes. Ah ! quel cœur, mais quel cœur, ce Bouakba ! On a envie de pleurer avec lui. Ses pairs dans les pays des journalistes au cœur battant, auraient déjà, avprès une intense enquête, déterrer quelques cadavres des victimes disparues.

Le journaliste Hmida Layachi, quant à lui, , publie une lettre ouverte à « sa grandeur » le général Taratag. Une lettre truffée de marque de révérence et de considération rappelant celle d’une vierge coquette et coquine qui tombe folle amoureuse d’un prince charmant, et surtout riche et puissant. Ramassant ses forces, elle lui adresse dans le pur style de la minauderie, quelques mots pour qu’il fait attention à elle. le chroniqueur de Djazayer News a fait cet exercice toute honte bue, lui qui naguère publia une série de papiers où il traîna dans la boue le 3e calife orthodoxe de l’Islam, Othman ibn Affane. C’est vrai que Tartag est beaucoup plus soucieux des vies des sujets qu’un misérable Othman…

الخبر-مفارقات عجيبةǃ

رسالة الى حضرة الجنرال طرطاق – جريدة الحياة الجزائرية

A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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2 commentaires pour Tartag flatté, Benhadid vanté, les journalistes de salon exhalent leur effluve

  1. Samir T dit :

    s’ il vous plait el erg echergui un peu de respect pour les vrais journalistes, veuillez utiliser les guillemets quand vous evoquez les scribouillards degoulinants de fiel et puants .Merci.A propos voila ce qu on lit quand on tape sur . »lettre de said bouteflika a djameleddin benchenouf  » Rien de trouvé

    Toutes nos excuses, mais la page que vous demandez est introuvable. Essayez de lancer une recherche. ……………………………… Qué passa? ?? ?vous avez une explication , merci.
    ——————————————————-
    EEE.
    Article supprimé. Je ne transmet pas les canulars. Et je corrige mes fautes autant que possible. Je me demande comment Benchenouf s’est laissé avoir. Le contenu de la lettres présumée de Saïd est si grotesque.

    • anonymous dit :

      et comme toujours cette tendance a mettre tout le monde dans un meme sac pour faire vos demonstrations, et essayer de prouver que vous avez raison de dire ce que vous pensez. ne dites pas les Algeriens quand vous parlez de deux miserables personnes dites journalistes, qui ne representent qu’elles memes. ces tristes sires ne representent que leurs semblables.

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