L’autre réconciliation-modèle du général Hamel

fils de Blekhadem et le policier

fils de Belkhadem

Un agent de la circulation dresse une contravention pour manquement au Code de la route (non précisée) aux environs de Bouzeréah, Alger. Le sang bleu du fils d’Abdelaziz Belkhadem, le contrevenant à fleur de peau, ne fait qu’un tour et réplique par une cinglante gifle. Une gifle qu’il a dû apprendre de la piété de son auguste père plusieurs fois hadj… Comme le policier garde un peu de dignité face aux enfants de la néo-harka déchue — d’habitude, la dignité lui fausse compagnie devant les enfants des généraux et les hommes influents —, il lâche son calepin et jette sa casquette, remonte son pantalon, retrousse ses manches et se fonce sur l’agresseur (comme dans les films muets de Charlot)… Une rixe éclate. Les journaux ne rapportent pas la suite du cafouillis, mais l’agent, sûr de son droit et confiant dans le Droit algérien, décide de porter plainte.

Fils de Belkhadem et le policier

Fiston, l’agresseur, appelle papa Abdelaziz. Hadj papa fait son devoir de papa et vole à son secours. Les fistons sont les pupilles de leur père, c’est bien connu. L’ex-ministre d’État, ex-conseiller du président, ex-Premier ministre et ex-secrétaire général du FLN, un parti à l’avant-garde dans la sauvegarde des Institutions, appelle son ami le général Hamel le DGSN. Grand apôtre de la démocratie, de l’État de droit et parfaitement au fait du calvaire qu’endurent ses poulains de la circulation, ce dernier apprend l’incident. Sans faire ni un ni deux il sort son artillerie verbale et… pèse de tout son poids sur le policier pour le dissuader de se plaindre à la Justice. Le petit policier cède et pour étoffer la réconciliation accepte une compensation (non révélée) lui fut accordée. Notons que le général Hamel comprend un peu la jeunesse dorée et son penchant à jouer au seigneur brutal. Lui-même ses enfants à Oran…

Ainsi Hadj Belkhadem et le général Hamel, un homme d’une grande discipline et respectueux de la loi, ont encore une fois su imposer une réconciliation entre deux Algériens. Ils ont fait d’une pierre deux coups. Ils ont arraché les deux protagonistes des désagréments de la justice, de sa couverture médiatique et ils ont soulagé les juges qui, certainement ne demandaient pas mieux puisque’ils ont d’autres chats à fouetter, des chats de gouttière… Imaginez un peu le scandale : « Le fils Abdelaziz Belkhadem condamné pour agression contre un agent de l’ordre ». L’Algérie entière en pâtira. Tout est bien qui finit bien. Grâce à la réconciliation.

Hamdullilah les enfants des hauts responsables n’iront jamais devant un juge. Seul le peuple des chekamine (la racaille et les pouilleux) doivent rendre compte de leurs fripouilleries devant la loi. Tenez par exemple, le gorille qu’on voit das la vidéo en train de faire la rodjla devant un policier à Oran, incident inquiétant enregistré dans la même semaine que le précédent, combien il en va casquer…? La justice et le général Hamel vont le tailler en pièce. Jamais le DGSN ne laissera dire que les agents de l’ordre sont des têtes à claques pour des fous à lier, dussent-ils être des enfants du pouvoir…

L’information sur l’incident a été rapportée par le journal El Hiwar. Le journal précise que ce genre d’incidents n’est pas rare. On comprend mieux pourquoi le généra Hamel s’égosille dans sa campagne pour promouvoir la «Réconciliation» à l’Algérienne…

*Sur la photo du haut, le fils de Belkhadem en plein« négociation diplomatique» avec un des adversaires de son père, lors du débat de haute facture sur la pertinence de son maintien à la tête du FLN…

Dans la vidéo suivante : Un policier se fait menacer et molesté par un individu qui, certainement entendra parler de Hamel et de Louh…

Ici, dans les images en bas, on voit quelques Fakakir qui ont su défendre la dignité et lever latayeblouh tête haute à la police.Abdelamalek Sellal

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Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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