Terrorisme : les éradicateurs algériens conseillent la France

bataclanDans le sillage des attentats de Paris, on entend parler ça et là de l’expérience de l’Algérie en matière de lutte contre le terrorisme. Certains, nostalgiques du tout sécuritaire, s’enorgueillissent de la présenter comme un modèle à suivre, voire « une école » qui a donné des résultats probants, et n’hésitent pas à conseiller la France de profiter de leur précieuse « expertise ». Afin de confirmer et mettre en valeur cette grande expérience, rappelons quelques petites vérités mises entre parenthèses par nos super experts de la sécurité.

Au début de l’« expérience algérienne », il eut l’intransigeance d’Ali Benhadj suivi de la violence de Khaled Nezzar, avec chacun ses suppôts et ses ultras. La suite est arrivée comme un torrent sur un oued sec. Il a tout emporté sur son passage, laissant derrière lui des cadavres, des disparus par milliers, des ruines et blessures béantes. Bref. Tout au long de la « lutte contre le terrorisme », la répression sanglante des généraux algériens a poussé les jeunes vers le maquis ou basculer dans la clandestinité. Le tout sécuritaire avait attisé le conflit politique et ouvert les portes de l’enfer. Avant de tomber sous les charmes de « l’expérience algérienne », voici en bref quelques-unes de ses assises :

En 15 ans de conflit, l’« expérience » de l’Algérie en matière sécuritaire s’est soldée par une guerre atroce, 250 000 morts, 20 000 disparus, des centaines de milliers de déplacés, des blessures béantes, un terrorisme résiduel, pour ainsi dire, qui échappe au « génie » du DRS et fait autant de mal au pays.

Si les escadrons de la mort de Tartag s’appellent de l’expérience, il faut en faire part au monde. Prêcher la bonne expérience… Si créer un monstre comme Djamel  Zitouni et l’injecter parmi les islamistes pour perpétrer des boucheries au nom d’Allah, s’appelle « expérience » ? Alors oui, l’Algérie est une bonne école. L’expérience algérienne, ce sont des crimes contre l’humanité de part et d’autre, un pouvoir sécuritaire implacable, un totalitarisme militaire absolu, une justice inexistante, des médias au pas et zid ya bouzid (Etc. Etc.)

En revanche, l’Algérie officielle peut se gargariser d’une longueur d’avance sur presque toute la planète sur un seul registre : le combat du terrorisme dit islamique par un terrorisme hyper barbare. Seule la Syrie a acquis une « expérience » plus riche que la nôtre : les généraux de Bachar El Asad n’ont pas eu de scrupule dans l’usage de l’arme chimique… On devrait avoir honte de parler de « l’expérience algérienne ». Les illustres généraux algériens n’ont fait que frapper dans le tas et ont terrorisé tout le monde, sans distinction. Une sale guerre civile ne peut s’ériger en une expérience sécuritaire. C’est une tragédie dont personne n’est fier. Après leurs forfaits sanglants, les généraux chevronnés… se cachent dans leur misérable honte autant que les terroristes islamistes.

Les généraux algériens et leurs suppôts laïco-barbares n’ont jamais réfléchi aux meilleurs moyens de combattre le terrorisme. Ils ont opté pour les pires. La France a déjà été flouée par les mensonges de la CIA dans l’invasion de l’Irak, et la sagesse commande la précaution. Le chat mordu par un serpent craint les cordes…

A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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