Maître Bourayou glorifie le général Hassan

Une étoile bouffée par un trou noir

En Algérie, on change de principe et de morale, comme d’autres, ailleurs,  changent d’identité sexuelle

Avocat Khaled BourayouDans le procès du général Aït-Ourabi dit Hassan dont la farce n’échappe qu’aux dindons, on assiste à une foire de petites parodies dramatiques. Chaque courant idéologique, chaque personnalité nationale y vont de leur numéro.

Maître Khaled Bourayou connu sur la place publique pour avoir défendu des activistes de la société civile et des victimes des violations des droits de l’homme, a montré un tout autre visage dans cette affaire dont il prend la défense avec deux autres avocats. Sur le journal El Hayat, édition d’aujourd’hui, l’avocat ne se limite pas à défendre de manière professionnelle un client au passé controversé, mais il s’est lancé dans des jugements de valeur et s’est versé dans l’intoxication médiatique. Sans honte ni scrupules il blanchit de tous les crimes et hisse son client au rang des héros national. Cette sortie choquante, inattendue de la part d’un chantre des droits de l’homme, jette sans nul doute l’émoi chez les centaines de milliers d’Algériens victimes du DRS, cette formidable machine à répression. Maître Bourayou, par cette compromission morale, a dévoilé le fond vide de son étique et la vanité de son inconscience. Comment peut-il, lui le défenseur des victimes contre toutes formes d’injustice, falsifier l’histoire et claironner un si grave mensonge alors que tout le monde sait que les portes de la justice ont été fermées à double tour devant les milliers de victimes du DRS par les complices de ce même général ? Comment se fait-il qu’il puisse clamer des contre-vérités dans un pays où aucun citoyenne n’a le droit sous peine d’exactions, de témoigner dans les médias lourds des crimes de son client et des amis de son client ? Se serait-il converti à la tyrannie ?

Des généraux de l’ANP, mieux renseignés sur le comportement barbare des faucons du DRS, n’ont pas mis longtemps à clouer le bec au pauvre maître Sellini qui, le premier, s’est répandu en éloges fallacieux du général Hassan. Aux balivernes des thuriféraires de rab-dzayer et ses suppôts qui ont trempé dans la cinglante répression de la décennie noire, sous le couvert de l’anonymat, un général rétorqua ce qui suit sur le journal numérique Algérie1.com :

« Peut-on affirmer que les personnes arrêtées par le général Aït-Ouarabi, lorsqu’il était en poste, pouvaient disposer, quant à elles d’un avocat, recevoir de la visite, pouvait-on s’assurer que la loi était bien respectée, connaître le lieu de détention, le temps de détention, etc. » lit-on dans l’article d’Algérie1.
« Pourquoi Abdelmalek Droukdel le chef d’AQMI court toujours depuis 1993, pourquoi Mokhtar Belmokhtar fait des allers-retours sur le territoire national depuis 1993 sans être inquiété, pourquoi depuis 23 ans on n’a pas mis la main sur ces deux chefs terroristes, pourquoi sont-ils insaisissables, pourquoi quelques centaines de criminels courent toujours dans les maquis. »

Bien sûr maître Bourayou peut toujours se cacher derrière l’argument dérisoire des preuves et de impossibilité de quantifier les graves conséquences des actions du DRS depuis sa naissance et les actions de son client, mais pour autant a-t-il le droit d’insulter la mémoire des victimes du DRS.

L’aveuglement de maître Bourayou ne s’arrête pas à cette question douloureuse. Dans le dossier qu’il défend, il s’appuie sur un non-sens. On reproche à son client d’avoir outrepassé ses prérogatives en accomplissant des missions sensibles sans se référer à l’état-major ni à son patron direct. En faisant abstraction de toutes les autres graves accusations mises sous le boisseau, en jouant aux dindons qui vont servir de repas aux prédateurs qui tirent les ficelles de ce procès, les arguments de son client pêchent par la mauvaise foi puisqu’elles font fi des ordres de l’état-major… À moins qu’il l’ait traîtreusement lâché, ce qui est loin d’être impossible, le général Mediène aurait sauver le soldat, son compagnon d’armes et son bras droit, avant son humiliante arrestation ou pendant sa longue garde à vue. En clair, les trois avocats, dont maître Bourayou, veulent que l’état-major et le président de la République admettent l’idée que les généraux du DRS puissent agir dans la clandestinité et l’impunité sources de toutes les dérives.

http://www.elhayat.net/article40743.html

http://www.kabylie-news.com/2015/09/arrestation-du-general-hassan.html

 

 

A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
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2 commentaires pour Maître Bourayou glorifie le général Hassan

  1. lyes laribi dit :

    Je demande à ce lèche …d’y aller à Lavigerie et demander à Mohamed. A si ce Hassan a remboursé les 5000 DA qu’il a emprunté auprés de ce mohamed pour acheter sa super 5 dans les années 80. A ma connaissance kharjou sahra car houa DRS et l’autre était un braqueur de bijouterie. (Machi film c’est une histoire vraie). Que Bourayou puisse vérifier cette histoire auprès des enfants de ce quartier d’El Harrach qui sont ses collègues de travail. Il y’en a pas mal au barreau d’Alger.

  2. Pacoco dit :

    En Algérie, on change de principe et de morale, comme d’autres, ailleurs, changent d’identité sexuelle , C’est bien le travail d’un avocat ça !

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