Procès du général Hassan : un bataillon de faux-culs se lève

Mafia contre tyrannie

Général Toufik Mediène Rab Dzayer 1Le procès du général Hassan a fait sortir les loups de leur tanière. Le général Nezzar, le champion de la sauvagerie, celui qui a condamné sans ménagement un autre général à 12 ans ferme selon certaines sources, s’insurge et qualifie de criminel la sentence infligée à l’ancien patron de la SCORAT ; Benflis, l’ex-calife qui voulait être à la place du calife, dans les grâces et les soins des généraux éradicateurs, s’est découvert une âme de mère Thérésa. Il embrasse la cause d’une victime d’un procès inique. Inouï ! Il crie à l’arbitraire et au règlement de compte. D’autres personnalités nationales, intellectuelles, journalistes… d’un certain milieu se disent scandalisés par le sort humiliant réservé à « Monsieur antiterroriste ».

Pour dire vrai et faire court, les clairons et les larbins de la sécurité militaire sont montés au créneau pour sauver le général Aït-Ourabi, eux qui n’ont jamais compati aux souffrances des Algériens victimes de la machine judiciaire de Bouteflika-DRS. Et Dieu sait combien d’affaires de violation des droits de l’homme ont défrayé la chronique. Ceci pour le côté sincérité, courage et autres fourberies. Côté politique, les tireurs de ficelles, du haut de leurs perchoirs, ricanent aux réactions scandalisées de ces faux-culs qui, hier, les ont élevés et graissés dans leur giron.

Les cinq ans de prison du général Hassan, c’est de la gnognotte. Les crimes qu’il a commis, lui, ses comparses et son « unique » patron, et les crimes dont leurs responsabilités pénales sont engagées conduisent au poteau d’exécution. Plus que ça, ils obèrent l’Algérie d’un lourd fardeau social et financier que seul l’effort de plusieurs générations pourrait le compenser. La facture qu’ils ont laissée est lourde. Les généraux Bentalha n’ont aucune marge de manœuvre. Ils savent tous que la sentence d’Oran est un bon parti, un moindre mal au regard de la quantité de leurs forfaitures au service de la nation. Rab-Dzayer n’a pas pris ses jambes sur son cou pour le plaisir de trahir son dauphin et tous les autres hauts gradés. L’ex-haut cadre de Sonatrach, Hocine Malti, n’a pas sniffer une ligne avant de pointer l’intervention des services secrets de puissances étrangères. Le général Hassan ne paye pas son mépris sans borne de la loi algérienne ni son insolente conduite envers l’état-major, un comportement arrogant qu’il a toujours assumé sans scrupule, — l’arbitraire est l’autre nom du DRS ; il tient le pouvoir discrétionnaire et l’absolue liberté opérationnelle de son patron. On lui fait raquer sa brutalité à Tiguentourine et la confusion qu’il fit entre la vie d’un otage occidental et celle d’un vulgaire algérien. Aussi les généraux assassins ne s’avisent-ils d’aucun geste imprudent qui déstabiliserait le nouveau pouvoir dont les intérêts coïncident avec ceux de leurs puissants parrains étrangers.

A quoi doit-on ces protestations qui en disent long sur l’obédience de leurs auteurs ? Si les apprentis sorciers ont trouvé matière à cancaner comme des poules déjuchées, c’est qu’ils n’ont pas trouvé en face un responsable assez digne, assez intègre et assez crédible pour leur rabattre le caquet. Une tyrannie qui a détruit le pays par ses méthodes sanglantes contre une mafia qui sont en bonne voie de l’achever. Que la plus méprisable gagne ! L’Algérie orpheline n’est pas à une trahison près.

http://www.impact24.info/le-general-hassan-condamne-pour-son-patriotisme-sa-loyaute-et-son-integrite/

http://www.tsa-algerie.com/20151128/khaled-nezzar-qualifie-de-criminelle-la-condamnation-du-general-hassan-fait-des-revelations-sur-toufik/

A propos El Erg Echergui

Il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. Periclès
Cet article a été publié dans Affaires judiciaires, DRS. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour Procès du général Hassan : un bataillon de faux-culs se lève

  1. Supplicié dit :

    Quand le pouvoir fasciste algerien sert d ‘exemple et fait des emules auprès des « Grandes democraties »(!!) , Ce pouvoir qui a depassé dans l’ horreur que mème l’imaginaire ne pouvait atteindre et dont les victimes furent ses propres concitoyens . Les grandes puissances ont ensuite imités la republique democratique et populaire en se disant si eux peuvent terroriser leur concitoyen ,pourquoi nous ,nous ne pourrons pas le faire. Pourquoi eux et pourquoi pas nous?. . Un regime sanguinaire qui innove dans l ‘horreur et fait reference en matiere de terreur , il est aujourdhui le modele ineluctable dans l’ art de destruction des valeurs de l ‘ humanité , lisez ceci: http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/etat-d%E2%80%99urgence-%C2%AB-s%E2%80%99ils-sont-venus-chez-vous-c.

  2. lyes laribi dit :

    Dernière contribution, pourquoi n’applique-t-on pas la loi contre Nezzar??? dont voici le texte:
    Chapitre V
    Crimes et délits commis par les personnes contre l‘ordre public (1)

    Section I
    Outrages et violences à fonctionnaires et institutions de l’Etat (2)

    Art. 144. (Modifié) -Est puni d‘un emprisonnement de deux (2) mois à deux (2) ans et d‘une amende de mille (1.000) DA à cinq cents mille (500.000) DA, ou de l‘une de ces deux peines seulement, quiconque dans l‘intention de porter atteinte à leur honneur, à leur délicatesse ou au respect dû à leur autorité, outrage dans l‘exercice de leurs fonctions ou à l‘occasion de cet exercice, un magistrat, un fonctionnaire, un officier public, un commandant, ou un agent de la force publique, soit par paroles, gestes, menaces, envoi ou remise d‘objet quelconque, soit par écrit ou dessin non rendu public.

    Lorsque l‘outrage envers un ou plusieurs magistrats ou assesseurs jurés est commis à l‘audience d‘une cour ou d‘un tribunal, l‘emprisonnement est d‘un (1) an à deux (2) ans.

    Dans tous les cas, la juridiction peut, en outre, ordonner que sa décision soit affichée et publiée dans les conditions qu‘elle détermine, aux frais du condamné, sans que ces frais puissent dépasser le maximum de l‘amende prévue ci-dessus. (3)

    (1)
    L‘intitulé du chapitre V a été modifié par la loi n° 06-23 du 20 décembre 2006 (JO n° 84, p.17)
    Rédigé en vertu de l‘ordonnance n° 66-156 du 8 juin 1966 comme suit : « Crimes et délits commis par des particuliers contre l‘ordre public »
    (2)
    L‘intitulé de la section I a été modifié par la loi n° 01-09 du 26 juin 2001(JO n° 34, p.14).
    Rédigé en vertu de l‘ordonnance n° 66-156 du 8 juin 1966 comme suit : « Outrages et violences à fonctionnaire public ».
    (3)
    Modifié par la loi n° 01-09 du 26 juin 2001(JO n° 34, p.14).
    Modifié par la loi n° 88-26 du 12 juillet 1988(JO n° 28, p.777), il était rédigé comme suit : -Est puni d‘un emprisonnement de deux mois à deux ans et d‘une amende de 500 DA à

    5.000 DA, quiconque, dans l‘intention de porter atteinte à leur honneur, à leur délicatesse ou au respect dû à leur autorité, outrage dans l‘exercice de leurs fonctions ou à l‘occasion de cet exercice, un magistrat, un fonctionnaire, un officier public, un commandant, ou un agent de la force publique, soit par paroles, gestes, menaces, envoi ou remise d‘objet quelconque, soit par écrit ou dessin non rendu public.

    Lorsque l‘outrage envers un ou plusieurs magistrats ou assesseurs jurés est commis à l‘audience d‘une cour ou d‘un tribunal, l‘emprisonnement est d‘un an à deux ans. Dans tous les cas, la juridiction peut, en outre, ordonner que sa décision soit affichée et publiée dans les conditions qu‘elle détermine, aux frais du condamné, sans que ces frais puissent dépasser le maximum de l‘amende prévue ci-dessus.
    Rédigé en vertu de l‘ordonnance n° 66-156 du 8 juin 1966 comme suit :

    -Est puni d‘un emprisonnement de deux mois à deux ans et d‘une amende de 500 à 5.000 DA quiconque, dans l‘intention de porter atteinte à leur honneur, leur délicatesse ou au respect dû à leur autorité, outrage, dans l‘exercice de leurs fonctions ou à l‘occasion de cet exercice, un magistrat, un fonctionnaire public, un commandant ou agent de la force publique, soit par paroles, gestes, menaces, envoi ou remise d‘objet quelconque, soit par écrit ou dessin non rendu public.

    Lorsque l‘outrage envers un ou plusieurs magistrats ou assesseurs-jurés est commis à l‘audience d‘une cour ou d‘un tribunal, l‘emprisonnement est d‘un an à deux ans.

    Dans tous les cas, la juridiction peut, en outre, ordonner que sa décision soit affichée et publiée dans les conditions qu‘elle détermine, aux frais du condamné, sans que ces frais puissent dépasser le maximum de l‘amende prévue ci-dessus.
    Rectifié au JO n° 50 du 20 juin 1967, page 479. au lieu de : « dessein » lire: « dessin ».

    A bon entendeur salut.

    * BON COURAGE POUR LA SUITE.

Les commentaires sont fermés.