Selon Denis Bauchard

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Sur le plan politique, après la « décennie noire », l’Algérie bénéficie de la paix et d’un régime politique stable qui pratique une certaine ouverture. Certes le pouvoir est détenu par ce que les algériens appellent « le Conseil d’administration » qui regroupe le président, le DRS – Département de recherche et de sécurité, successeur de la Sécurité militaire – et l’état major des armées. Il contrôle étroitement la redistribution de la rente et l’économie algérienne, directement ou indirectement. Cependant il ne s’agit pas d’une dictature militaire à proprement parler, mais d’un régime collégial qui s’accorde des privilèges particuliers, voire de prébendes lucratives. Le président Bouteflika dispose d’une marge d’action significative, notamment dans le domaine économique et social. « L’Etat DRS »  a été affaibli et le jeu politique a été ouvert. Le gouvernement actuel réunit une« alliance présidentielle » qui associe plusieurs partis, le FLN, le RND et des partis islamistes. Cependant la classe politique ou militaire ne s’est guère renouvelée. Dans l’armée, une nouvelle génération piaffe d’impatience en attendant que les gérontes septuagénaires, notamment le patron du DRS, le fameux « Toufik », disparaissent. Il en est de même pour le président qui en est à son troisième mandat, et dont on évoque ouvertement la succession qui devrait intervenir au plus tard en 2014.

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http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2012/05/impressions-dalgerie.html

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